Epoxy navigue au large des îles grecques lorsque son bateau à voile est renversé par un hors-bord. Ramenée à bord de celui-ci, elle est offerte aux caresses du hideux Koltar qui sait toutefois ouvrir en grand les portes du plaisir… Puis le maître à bord l’offre en offrande aux Dieux. Epoxy se retrouve ainsi échouée sur le rivage d’une contrée mythique peuplée de Dieux, d’Amazones, de Sagittaires… aux caprices desquels elle devra se soumettre.
Dans la lignée de Barbarella, Paul Cuvelier avait demandé à Jean Van Hamme de lui concocter un scénario coquin en rupture avec ses histoires habituelles de Corentin. A cette époque, Jean Van Hamme n’avait jamais écrit de scénario et exerçait encore sa profession d’ingénieur commercial. Mais tenté par la bande dessinée il était allé trouver ce maître du dessin pour lui proposer ses services.
L’histoire qu’il concocte pour Cuvelier vaut essentiellement par les possibilités qu’elle offre au dessinateur de faire mille fois la preuve de cet immense talent que Hergé admirait tant. La nudité des corps lui permet de dessiner les corps avec une rare élégance quelle que soit la position adoptée.
Mais en cette fin des années 1960, le texte en dit plus que n’en montre l’image. Et avec le recul des ans, cet usage d’une évocation pudique conserve un pouvoir suggestif très fort.
A noter la fort habile mise en couleurs, toute en demi-teintes et parfaitement raccord, de Bertrand Denoulet.
Chouette nouvelle couv. Une nouvelle mise en couleur intelligente... mais qui n'empêche pas une impression désuette de l'ensemble. C'est une jolie archive dépoussiérée en quelque sorte. Le dessin de Cuvelier a son charme, mais je le préfère dans Corentin. Par contre si vous cherchez une bonne BD de cul, passez votre chemin et reportez-vous sur "Bang Bang", de Bernet et Trillo (chez Albin Michel) LOuis