De nombreuses jeunes femmes enceintes viennent trouver Horous, affirmant qu’il est le père de l’enfant qu’elles portent. Surpris, puis agacé, le vautour les renvoie, jusqu’au moment où c’est au tour de la fille du Duc de La Hure de l’identifier comme étant son amant. Contraint d’épouser la jeune femme, Horous prend peu à peu goût au plaisir - nouveau pour lui - de la chair. Un incident plus loin, il est obligé de se rendre à l’évidence : à son insu, la nuit, quelqu’un prend possession de son corps afin de séduire, ni vu ni connu, de nouvelles conquêtes.
Situé à l’époque Potron-Minet, ce quatrième « Donjon Monsters » - numéroté « 5 », le tome dessiné par Blanquet, à paraître, étant le numéro « 4 »… - met en place une intrigue légère et bien pourvue en astucieux rebondissements, comique de situations et bons mots, le tout étant bien dosé. Avec un trait aussi dynamique que celui de Joann Sfar, mais certainement mois foutraque, davantage ordonné, Jean-Emmanuel Vermot-Desroches s’adapte parfaitement bien à cet univers. Il en résulte un très bon tome, particulièrement plaisant, de la série « Donjon ».
Les épisodes de cette désopilante parodie des jeux de rôles paraissent à un rythme effréné, les deux auteurs principaux (Joann Sfar et Lewis Trondheim) multipliant les collaborations et les cycles d’aventures.
Ici, il s’agit de l’enquête palpitante d’un étudiant nécromancien et taciturne qui apporte de nouveaux éléments expliquant la naissance du donjon, dans un moyen-âge farfelu et héroïque. Nous découvrons aussi Jean-Emmanuel Vermot-Desroches, un nouveau dessinateur virtuose, qui s’acquitte fort bien de la délicate mise en images.
Alcibiade désire faire partie du cercle très fermé des nécromanciens. Pour cela, il demande à Horous de l’aider à y entrer. Au même moment, des femmes, les unes après les autres viennent se plaindre auprès d’Horous de les avoir engrossé.
Ce tome est fantastique, plein d’humour, de surprise, mais surtout de dynamisme. On retrouvera divers protagonistes que l’on connaît déjà ; ce tome se situe durant la période de Potron Minet : on découvrira la rencontre entre le gardien et Zongo. Ce problème de cursus universitaire sert de trame de fond, mais c’est surtout les folles nuits que passe Horous qui son fantastiques. L’intrigue comme le dénouement sont splendides, une belle chute, j’ai fortement apprécié ce scénario qui ne perd pas son humour malgré une excellente histoire. La qualité de ce tome n’est pas uniquement du au scénario, le travail de Vermot-Descroches est formidable. En effet, j’aimerai saluer cet auteur qui a fait un bon travail. Ces dessins sont assez sombres, tout en gardant l’humour de la série, il nous plonge complètement dans l’histoire. La multitude de monstres nous permet d’observer son talent. De plus, vu que son tome se passe en ville, le lecteur verra que le dessinateur n’illustre pas les monstres aux dépens des paysages et décors. Un dessinateur qui m’était inconnu mais dont les compétences ne sont pas à mettre en doute.
Un tome plein de surprises et de dynamisme avec une intrigue digne de ce nom et de magnifiques illustrations.