Les Formidables aventures de Lapinot T. 9
L' Accélérateur atomique
Exercice de style en Franquinrama
Vêtu en groom et accompagné de son écureuil domestique, Lapinot quitte le bureau du journal pour lequel il travaille afin de partir en week-end et est rejoint par un ami journaliste. Alors qu’ils se rendent dans une bijouterie afin de vendre une perle, le magasin est dévalisé en quelques secondes, sous leurs yeux et sans qu’ils ne s’en aperçoivent. Bien entendu, Lapinot mène l’enquête. Au cours de celle-ci, il rencontre des hommes invisibles, un drôle de savant humaniste déterminé à mener à bien ses expériences quel qu’en soit le prix à payer - tel que la disparition de ses cobayes humains -, des hommes de main influençables, un voisin peu recommandable… individus et péripéties divers et variés apparaissant en rafales.
Les épisodes de Lapinot se suivent et ne se ressemblent pas. Ainsi, époques, lieux, genres… varient. Après avoir fait vivre à Lapinot une aventure atypique de cinq cents pages (Lapinot et les carottes de Patagonie, L’Association), des aventures contemporaines (Slalom, Pichenettes, Amour & intérim, Pour de vrai, La couleur de l’enfer), un western (Blacktown), un polar 1900 (Walter), une romance anglaise (Vacances de printemps scénarisé par Frank Le Gall)*, Lewis Trondheim plonge son héros à grandes oreilles dans un polar fantastique comme la bande dessinée franco-belge aimait en créer dans les années cinquante-soixante. Dès la couverture, la référence aux aventures de Spirou et Fantasio est avancée, assumée et est le jeu de variations. Cet album s’offre ainsi immédiatement comme un hommage à Franquin, Jijé & Co et il possède le sens du rythme et l’inventivité de ces auteurs. Mais comme Lewis Trondheim reste lui-même, bien que respectueux, l’hommage est dynamité par bon nombre de gags burlesques, réparties, bons mots et délires absurdes typiquement trondheimiens. Trondheim réussit ainsi un bel hommage sans se départir de sa personnalité, l’exercice de style n’étant jamais lourd, appuyé ou ennuyeux. Bien au contraire. / Boris Henry
* On peut également y ajouter une aventure moyenâgeuse si l’on compte Mildiou (Le Seuil) où Lapinot est simplement qualifié de « lapin ».
Boris
08 Janvier 2003
Hommage à Spirou
Les aventures de Lapinot se suivent mais ne se ressemblent pas ! Ici, notre héros, affublé d’un costume de groom, nous plonge dans un polar fantastique où l’on croise des hommes invisibles, un savant humaniste prêt à sacrifier ses cobayes humains, des bandits influençables, un canard journaliste et aussi un drôle de petit écureuil… Rendant hommage à "Spirou" et à la BD franco-belge des années 1950 ou 60, ironie et décalage s’allient aux gags burlesques et aux bons mots pour obtenir de nombreuses péripéties aux limites de l’absurde.
Gilles
01 Fevrier 2003
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L. Trondheim
L. Trondheim
Editeur : Dargaud Collection : Poisson Pilote Janvier 2003 - 48 Pages
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