Daredevil T. 4
Underboss
La chute du Caïd
Le Caïd est trahi par ses propres hommes. Il est poignardé devant le traître : un jeune mafioso du nom de Silke. Mais comment une telle chose a-t-elle pu arriver ? Le Caïd était affaibli. Devenu aveugle depuis l’affaire « echo », il se trouvait dans une position délicate. Silke, lui, est un jeune ambitieux. Engagé par Fisk, le Caïd, il a été témoin de certains comportements bizarres de la part de son patron. Silke lui avait demandait une faveur : éliminer un jeune avocat, un certain Matt Murdock, qui le gênait. Mais, à sa grande surprise, le Caïd a refusé.
Ce qu’ignore Silke, c’est que le Caïd connaissait le secret de Murdock. Cet homme, pourtant aveugle, n’est autre que le justicier d’Hell’s kitchen : Daredevil.
Chaque personnage a eu sa grande époque. Celle de Daredevil est indéniablement liée à Frank Miller. Depuis, c’est un peu le néant. Même si certains auteurs ont réussi à s’en sortir (on notera la grande période Nocenti / Romita Jr ), on ne peut pas dire que Daredevil ai été spécialement gâté ces dernières années.
Puis la roue tourne. Marvel engage Joe Quesada qui se retrouve éditeur de la nouvelle collection « Marvel Knight ». On lui confie aussi la charge de reprendre en main le personnage de Matt Murdock. Une nouvelle époque s’ouvre avec de grands scénaristes (notamment Kevin Smith) et Quesada au dessin.
Puis Quesada est appelé à d’autres charges et devient le nouvel éditeur en chef de Marvel. Après une période de transition, Daredevil retrouve enfin une nouvelle équipe artistique : Bendis / Maleev.
Bendis a décidé de ne pas faire les choses à moitié sur ce héros. Comme on l’annonce souvent « cette saga va à tout jamais changer la vie de notre héros ». Tout un programme. Sauf que, cette fois-ci, on ne plaisante pas. Cette histoire risque effectivement de bouleverser beaucoup de choses.
Tout commence par un acte incroyable : le Caïd est assassiné par ses propres hommes. Puis on revient en arrière et comme dans un polar, Bendis nous explique comment cela a pu arriver. Présent, passé et futur se croisent sans se confondre et le lecteur reste captivé.
Quant à Daredevil, il va se retrouver embarqué dans une histoire qui risque de lui rendre la vie bien difficile. La fin, sublime coup de théâtre, rappellera indéniablement la période Miller mais les conséquences risquent d’être bien différentes. Bien sûr, Bendis nous gratifie de sublimes dialogues. Un épisode est pourtant totalement muet du fait d’une idée de Quesada, qui un mois a décidé que les auteurs devaient écrire leur série sans aucun dialogue.
Alex Maleev ne vous dira probablement rien. Connu pour ses Batman, il rejoint d’abord Bendis sur Sam et Twitch avant de le suivre sur Daredevil. Son trait est à cent mille lieux de celui de Quesada mais colle parfaitement à l’ambiance du scénario pour très vite en devenir indissociable. Un talent à découvrir !!!
Daredevil, après une longue période de « vaches maigres » a enfin retrouvé une équipe artistique de talent qui nous promet des moments dignes de l’époque Miller voire … meilleurs.
Stéphane
26 Fevrier 2003
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B. Bendis
A. Maleev
M. Hollingsworth
Editeur : Panini Comics Collection : 100% Marvel Janvier 2003 - 144 Pages
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