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Les Imposteurs T. 1
Acte I
Au théâtre des apparences
Albert est docker. Alors qu’il marche dans la rue par une froide nuit, il passe devant une voiture de laquelle sort une femme qui le prend pour un écrivain en vogue et l’invite à la suivre. Albert n’a pas le temps de réfléchir et se retrouve embarqué dans une soirée mondaine et, plus largement, dans la peau d’un autre. S’il refuse d’abord de jouer ce jeu, les circonstances lui offrent l’occasion de récidiver. Il décide alors de changer de vie et de gravir les échelons sociaux. Mais rien n’est évidemment aussi simple.
Christian Cailleaux est un narrateur de grand talent. L’histoire, ses situations, ses ellipses, ses détours et ses fausses impasses… comme le dessin porteur d’une ligne claire dynamique, élégante et légèrement brute - dans la lignée d’un Loustal -… nous transportent brillamment dans un monde de faux-semblants où celui qui croit tromper n’est pas forcément celui qui manipule le plus. Si ce tome met en place atmosphère, personnages et actions et que nous sentons que tout va se jouer plus tard - dans les deux prochains tomes de cette trilogie -, l’univers est suffisamment étoffé pour d’ores et déjà séduire et envoûter pleinement, ce notamment grâce au savant équilibre entre la légèreté et la mélancolie, la comédie et le drame. Au final, nous rêvons que Cailleaux adapte un roman d’Emmanuel Bove.
Boris
26 Mars 2003
Les Flous du mensonge
Albert est un trompettiste peu doué et docker à l’occasion. Lors d’une soirée mondaine, on le prend pour un célèbre écrivain et il est entraîné dans une nuit d’insouciances et d’excès.
Désormais, il n’aura de cesse de retrouver le monde privilégié des nantis, s’efforçant de donner le change. Mais comment maîtriser les flous du mensonge, dans un univers où tout repose sur l’apparence et la dissimulation ? Le dessin froid et élégant de Christian Cailleaux se prête bien à cette peinture perspicace et un peu ambiguë d’un univers distant et blasé.
Gilles
02 Septembre 2003
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C. Cailleaux
C. Cailleaux
Editeur : Casterman Collection : Un Monde Mars 2003 - 54 Pages
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 © 2003 C. Cailleaux - Casterman
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20 Juillet 2003 Certains auteurs ont un talent pour vous émerveiller par des ambiances suaves et envoutantes. Christian Cailleaux fait partie de ceux-là. Les imposteurs est un récit au scénario subtile et agréable. Dans un climat tout à fait unique, l'auteur nous raconte les mésaventures d'un docker qui d'une manière involontaire devient Albert Fenta, écrivain célèbre de son état. Cet homme comprend vite que c'est pour lui une opportunité à ne pas laisser passer . C'est bien écrit et on se demande vraiment où va nous conduire cette imposture. Certains personnages laissent encore planer des doutes sur leur importance dans la trame de l'histoire. Par exemple, le barman qui me semble bien mystérieux et qui s'amuse à fuir devant certaine questions trop pertinentes. Et puis cette jeune fille que l'on voit en début d'album ainsi qu'aux pages 38-39. Elle aura sûrement un rôle déterminant par la suite .
Le dessin de Cailleaux est lui tout à fait particulier mais il s'y dégage beaucoup de finesse et de justesse. Je pense que c'est grâce, en majeur partie, à ce graphisme si singulier que l'album est ce qu'il est. Certaines planches nous plonge parfois dans une atmosphère un peu suréaliste. Cela nous permet de mieux cerner le sens artistique de l'auteur.
Voici donc un album qui vous fera découvrir des saveurs différentes mais qui sont franchement dignes d'interêt . A conseiller ! okilebo
11 Mars 2003 J'aime bien l'ambiance... beau dessin... vivement la suite ! annette |
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