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Daredevil T. 1
Cauchemar
Daredevil sans Daredevil
« Je m’appelle Ben Urich. Je suis journaliste d’investigation pour un grand quotidien new-yorkais, le “daily bugle”. J’ai des années d’expérience à mon actif. Et durant ces années, j’ai croisé tout un aéropage de personnages bizarres : Spider Man, Le Caïd et surtout Daredevil. » Le reporter enquête sur une affaire « dont les flics s’en balancent » : la disparition du Triton, un hors-la-loi en costume. « C’est son gamin l’important. Ce pauvre gosse a vu quelque chose qui l’a plongé dans un état catatonique. Il a perdu le contact avec la réalité. » Et ce qui finit d’exciter sa curiosité : « Daredevil a quelque chose à voir là-dedans. Je veux savoir quoi. »
Cet album est présenté comme une aventure de Daredevil… Pourtant ce n’est pas le héros de l’histoire. Dans les premières 44 pages que représente ce - trop court - album, il n’apparaît pas une seule fois, sauf dans l’introduction qui se révèle être un récit d’enfant… Mais il est omniprésent en arrière-plan puisqu’il constitue la pièce maîtresse du mystère que cherche à élucider Ben Urich, réel protagoniste de ce Daredevil.
Comme Alan Moore, Brian Michael Bendis joue – au sens le plus ludique du terme - avec le mythe des hommes en collant dotés de supers pouvoirs : ils servent de trame de fond à un drame humain, à une histoire de journaliste trop scrupuleux, trop sensible à ce drame d’enfant prostré. Ni plus ni moins. D’autant que les peintures de David Mack, l’auteur du remarqué Kabuki, jouent sur l’émotion, les sentiments dans un style inhabituel pour les comics made in US.
Pour amener les lecteurs dans cet univers, les auteurs ont constitué une sorte de “sas d’entrée” avec des premières pages encrées et semblant ouvrir une aventure classique du super-héros atteint de cécité. Mais bien vite le récit bascule dans un mystère aussi psychologique, philosophique que captivant.
Les découpages et story-boards de Bendis sont toujours d’une efficacité redoutable, incomparable… Transcendés par le génie expressionniste de David Mack, ils perdent leur habituelle légère froideur pour nous emporter très loin dans l’extase… Tout pour en faire un chef d’œuvre. Mais il faudra attendre la suite pour être en droit de le célébrer en tant que tel.
Vincent
26 Mars 2003
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B. Bendis
D. Mack, P. Scum
R. Isanove, D. Mack
Editeur : Panini Comics Collection : Marvel Prestige Mars 2003 - 48 Pages
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 © 2003 B. Bendis, R. Isanove, D. Mack, P. Scum - Panini Comics
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21 Janvier 2005 Ah! il est loin,l'heureux (?) temps où les super-héros en collants, dotés de super pouvoirs étaient bons, généreux, droits, omnipotents, omniscients, défendant la veuve et l'orphelin sans se poser de questions .... miroir de l'Amérique des années '60, en fait.
Beaucoup de choses ont changé depuis, les super-héros d'antan sont devenus faillibles, humains, et certains d'entre eux inhumains.
C'est entre autre ce que révèle cette histoire, relatée sur 2 volumes (ce qui n'est pas évident au vu des notices BDsélection) et magnifiquement (les mots sont faibles) composée, dessinée par David Mack.
laure
21 Juillet 2003 Il faut aimer les histoires de types en collant... Cedric
26 Mars 2003 un chef d'oeuvre d'humanité et de tristesse. Cm le dit Vincent , c un Daredevil ss Daredevil .. quoique !!!
Cet episode - le premier de Bendis - sur la serie est peu etre son meilleur travail sur le theme du super heros . En plus , le recit est illustré par l'exellent David Mack qui ss être aussi bon que sur kabuki , demontre qd mm qu'il n'ai pas n'importe qui !!!
Un must de la prod Us du moment !! stephane |
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