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Quartier lointain T. 2
Quartier lointain et génie si proche.
Hiroshi continue à dévider le fil d’un passé idéal dans lequel il n’est plus un élève médiocre mais un adolescent brillant qui poursuit sa romance avec la jolie Tomoko. Un été comme celui qu’il s’apprête à vivre, jamais il n’en a connu de semblable et le jeune garçon profiterait pleinement de cette seconde chance qui lui est offerte si le 31 août 1963 ne se profilait à l’horizon… parviendra-t-il à découvrir les raisons du départ de son père et à l’empêcher ? Est-il condamné à revivre sa vie in extenso ou bien retrouvera-t-il les siens ? Telles sont les questions qui trouvent une réponse dans ce deuxième et dernier tome.
Que dire de Quartiers lointains qui n’ait pas été dit mille fois ? Ce deuxième tome présente les mêmes qualités que le premier, graphisme minutieux, trait gracieux, d’une finesse extrême, capacité à produire du sentiment et de l’ambiance même dans les scènes les plus « anodines », découpage habile ou rien n’est superflu même si l’auteur se permet parfois quelques détours comme pour accompagner les errements du narrateur…
Quartiers Lointains, c’est en outre un récit d’une épure magnifique qui parvient à nous envoûter sans effet de manche ni grandiloquence. Il y a de l’humilité dans le trait de Jirô Taniguchi et une façon d’utiliser les codes, ceux du manga, en se les réappropriant sans donner l’air de l’avoir prémédité qui témoigne d’une extrême sensibilité.
La fin, que je ne dévoilerai pas, est à la fois attendue, logique et surprenante. Aucune faute de goût ne vient l’entacher et le personnage d’Hiroshi reste de bout en bout crédible et attachant.
On soulignera d’ailleurs qu’aucun des personnages de cette histoire n’est négligé, laissé en friche, et que tous ont quelque chose à défendre ou à prouver. Il n’y a jamais aucun manichéisme dans cette histoire où on accorde, même aux lâches, le droit de trouver la paix.
Une chronique signée Virginie
Invité
31 Juillet 2003
A la redécouverte de son passé
Voici enfin la suite et la fin de cette magnifique histoire justement récompensée par le prix des libraires et le prix du scénario à Angoulême. Un homme mûr de 48 ans se retrouvé transporté dans la peau de l’enfant qu’il était à 14 ans et essaie de comprendre ce qui a poussé son père à disparaître. Sa famille parle librement devant le jeune garçon et il comprend enfin ce que son esprit d’adolescent n’avait pas pu imaginer. Cette redécouverte d’un passé sous un jour nouveau est racontée tout en finesse et en frissons par un maître du manga : chef-d’œuvre !
Gilles
24 Aout 2003
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J. Taniguchi
J. Taniguchi
N&B
Editeur : Casterman Collection : Ecritures Mai 2003 - 208 Pages
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 © 2003 J. Taniguchi, N&B - Casterman
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22 Mai 2008
crysse
20 Avril 2008 La grand-mère conte à Hiroshi, la rencontre entre sa mère et son père. Elle lui explique comment les diverses coïncidences ont pu amener son père à se marier à sa mère. A la suite de cette histoire, le jeune homme profite de ses 14ans et tente de comprendre le départ de son père. Arrivera t-il à retenir Hiosho ? Retournera t-il dans sa vie de 48ans ?
Ce second opus est un ton en dessous du précédent bien que le fond soit toujours aussi captivant. Un des points noirs de ce tome est le tout début où Taniguchi raconte la rencontre des parents d’Hiroshi en 1948, ce fut intéressant, mais j’avoue ne pas avoir été captivé. Les protagonistes sont tous aussi attachant, et les pensées du narrateur tout comme les dialogues rendent l’opus intéressant, seul la rencontre avec Tamiko ne pas séduit. En contre partie, les rapports entre Hiroshi, son père, Daïsuké et Tomoko m’ont touché et toutes ces relations ne peuvent qu’émouvoir le lecteur. Taniguchi tente de montrer au lecteur l’épanouissement qu’à provoqué se retour vers le passé pour Hiroshi et ce qui a pu provoquer la disparition de Hiosho.
Cet opus est réaliste, l’auteur donne au lecteur les sentiments de chacun à travers d’excellents dialogues, il touche puis fait réfléchir tout au long du tome et même après bourle
02 Avril 2007 Désolé je me suis un peu ennuyé...il y a un peu de snobisme à trouver cet album excellent... Valain
04 Décembre 2005 Tranquillement, comme on suit le cours d'une vie, Taniguchi nous dépeint le fil de l'existance d'un père et d'un fils aux prises avec les crises existentielles de la vie, entrecroisant deux visions qu'une génération sépare fatalement. On se surprend quelques larmes au bord des yeux à la fin de la lecture... Ne vous laissez pas effrayer par le snobisme de façade qui entoure les oeuvres de Taniguchi et plongez-vous dedans, sans préjugé en tête... Vous verrez, Taniguchi ne rate jamais son coup. clash
27 Octobre 2005
Morti
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