Bienvenue à Jobourg
Tout est affaire de point de vue
Patrick, un Français moyen débarque en Afrique du Sud à Johannesburg pour travailler dans l’imprimerie d’un ami à son père. Rapidement il regrette son “coup de tête” tant son nouveau cadre de vie l’effraie : « La violence décrite semble bien réelle. Dans le quartier où je suis installé, j’ai dénombré 10 organismes de surveillance différents, pas une baraque n’est sans protection électrique ou armée. Dans les rus en me promenant, j’ai eu constamment l’impression d’être épié. » Quand l’imprimerie est en cessation de paiement, Patrick se sent lui aussi au bord du gouffre…
Pascal Rabaté était jusqu’à présent connu pour ses chroniques paysannes et son adaptation d’Ibicus d’Alexis Tolstoï, primé à Angoulême. Avec Bienvenue à Jobourg, il se risque à parler d’un ailleurs qu’il connaît mal, qu’il a découvert à l’occasion d’une résidence artistique. Pour ce faire, il conserve un ton très quotidien, choisissant un personnage qui lui ressemble afin de traduire ses propres impressions de voyageur.
Le récit est habilement construit, passant d’une vue extérieure au pays à une intégration progressive et réussie permettant de poser deux regards différents sur une même réalité. « Ouvre les yeux, regarde la ville, elle est pas belle ? Rencontre du monde, t’as la chance d’être dans une société en pleine construction multiculturelle multiraciale et tu restes dans ton cocon. Remue-toi garçon ! » lui conseille l’autochtone qui deviendra en quelque sorte son guide. Et Patrick découvre…
Bienvenue à Jobourg ne restera pas comme une œuvre majeure de l’auteur. Elle est pourtant bien agréable à lire, le sens de la narration de Rabaté étant exceptionnel et ses dessins, plus jetés qu’à l’habitude, demeurant fort lisibles. L’usage de la bichromie est simple et efficace. Une nouvelle sans grande prétention mais plutôt réussie.
Vincent
30 Avril 2003
Une insouciante communicative
A Johannesburg, la plus grande ville d’Afrique du Sud, un jeune français arrive pour travailler dans l’imprimerie d’un vieil ami de son père. Au début, l’acclimatation est plutôt difficile mais, au fil des rencontres chaleureuses et hautes en couleurs, le jeune homme va succomber au charme de cette cité éclectique, contaminé par la gaieté et l’insouciance des autochtones.
L’auteur d’Ibicus nous surprend avec ce court récit chaleureux mais sans concessions, jouant à merveille avec une mise en couleurs toute en verts et en marrons.
Gilles
30 Avril 2003
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P. Rabaté
P. Rabaté
P. Rabaté
Editeur : Seuil Avril 2003 - 70 Pages
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