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Ayako T. 1
Festen à la japonaise : un chef-d’œuvre !
Le 13 janvier 1949, Jiro Tengé rentre au Japon et dans sa famille après avoir été prisonnier de guerre des années durant. Il découvre qu’il n’est pas forcément le bienvenu - « Pourquoi t’es revenu ? Pourquoi t’es pas mort pour la patrie ?! » lui demande son père en guise de mots d’accueil - et qu’il a une petite sœur, Ayako, qui ressemble étrangement à sa belle-sœur. Si Jiro est devenu un agent secret au service de la puissance occupante - les Américains -, sa sœur Naoko est membre du Parti Populaire des Travailleurs - ce qui lui vaut d’être rejetée par son père -, tandis que son frère Ichiro accepte que sa femme couche avec son père en échange de l’intégralité de l’héritage. Parallèlement à cette tragédie familiale, se noue celle du Japon : les licenciements se comptent par dizaine de milliers, les grèves se multiplient… et des meurtres politiques sont commis.
N’allons pas par quatre chemins : il faut absolument lire cet album ! Outre une tragédie familiale qui s’élabore au fil des pages, ce premier tome d’« Ayako » est un magnifique témoignage de ce que fut le Japon au lendemain de la Seconde guerre mondiale. La moindre implication dans un camp ou dans un autre est vécue comme un déshonneur, voire une trahison. Le Japon est dans le brouillard et la famille Tengé également : elle fait intimement corps avec son pays et plus le récit avance, plus la noirceur s’épaissit et devient manifestement inéluctable. Ainsi, dans ce monde, il ne fait pas bon être une femme, même une petite fille : on lui demande d’être là pour servir en silence et lorsque ce n’est pas le cas, on la tue ou l’enferme pour la dissimuler.
D’un point de vue formel, Osamu Tezuka varie les styles : la chronique familiale et sociale se mue peu à peu en récit d’espionnage et en polar. Alors, il adapte son découpage et son dessin en fonction des situations, certaines séquences - celle de la grève, par exemple - paraissant proches de la bande dessinée documentaire, voire de celle de propagande. Réalisé dans les années soixante-dix, cet album n’est en rien désuet, bien au contraire !
Boris
24 Septembre 2003
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O. Tezuka
O. Tezuka
N&B
Editeur : Delcourt Collection : Mangas Delcourt Septembre 2003 - 224 Pages
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 © 2003 O. Tezuka, N&B - Delcourt
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18 Juin 2006
Jeke
05 Janvier 2006
Raleur
21 Mai 2005 Ayako est une trilogie digne du Parrain. Elle nous plonge dans le japon d’après guerre nous permettant à la fois de découvrir le système familial de la société rurale japonaise mais également de porter un regard sur la situation politique d’après guerre dans cette partie du monde. Bref, c’est complexe mais d’un grand intérêt car cela nous ouvre à un monde rarement traité chez nous en occident. A cela s’ajoute une saga familiale dont les ingrédients principaux sont l’amour, la jalousie, la haine et la vengeance. Cette série rend également compte de la rigidité existant dans certaine famille et de cet esprit archaïque où la réputation d’une famille prévaut sur le bien-être de ses membres. Bref, un scénario riche et mené tout en finesse. Coté dessin, je dois avouer éprouver quelques difficultés. C’est du vieux manga empreint de Wall Disney…Il est étonnant de voir les personnages et de se dire qu’ils sont censés représenter des japonnais…M’enfin l’intrigue nous permet de passer outre cet aspect et nous offre un très agréable moment de lecture pour lecteur averti. deajazz
18 Mai 2005 Un manga exceptionnel qui pourrait convaincre et initier n'importe quel réfractaire à l'univers de la BD. Le découpage des planches en particulier est d'une inventivité à couper le souffle Patrick
13 Décembre 2004 Super mais je trouve b Jack mieu. Non en fait c'est différant seb1
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