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Stéphane Clément T. 11
L' Ivoire de Sheila McKingsley
Collectionneurs ou trafiquants ?
Stéphane Clément a rejoint son amie Cynthia-Ann en Syrie où elle convoie une valise d’objets précieux en ivoire pour le compte d’un riche aristocrate britannique. Une cargaison qui excite bien des convoitises et semble avoir en outre servi à détourner l’attention des douaniers pendant que 175 caisses d’objets précieux disparaissaient dans la nature. Cynthia-Ann risque de finir en prison. Le plus sûr moyen d’échapper aux poursuites est d’aider Sheila McKingsley, Américaine travaillant en lien avec l’Unesco, à récupérer les trésors du patrimoine afghan que contenaient ces caisses.
Complexe, cet Ivoire de Sheila McKingsley. La lecture se doit d’être attentive, vigilante pour ne pas s’y perdre. Mais le plaisir est à la hauteur des efforts fournis : comme à son habitude, Daniel Ceppi a composé un thriller enchâssé dans son époque, ici le conflit afghan. Et au travers d’une petite histoire, s’amuse à nous dévoiler quelques rouages peu connus de la Grande, des aspects subalternes mais révélateurs. Ici, le trafic d’objets d’art au Moyen Orient.
Stéphane Clément est une série qui a d’ores et déjà marqué l’histoire de la bande dessinée : lancée en 1978, elle adoptait un ton nouveau de road-movie, d’aventures marquées par un ancrage à la fois historique et personnel : à travers Stéphane, c’est lui-même que le suisse Daniel Ceppi mettait en scène, ses errances, fuites…. On ne parlait pas alors d’autofiction et pourtant, on y était de plain-pied, 15 ans avant qu’elle ne fasse l’objet de gloses savantes ! 25 ans plus tard, Daniel Ceppi a pris de la bouteille, s’est quelque peu posé et a donc fait évoluer son personnage à son image : de routard sans le sou, Stéphane est devenu voyageur plus aisé, plus confortable. Mais demeure le témoin de son temps.
La nomination de Stéphane Clément pour le tout nouveau prix de la Meilleure Série à Angoulême est donc tout sauf un mauvais choix. Même si cet épisode n’est pas le plus limpide de tous ! Et si son dessin alterne le meilleur – des visages criant de vérité et d’humanité – et le plus raide. Mais cela fait aussi parti de la patte et du charme de Ceppi !
Vincent
07 Janvier 2004
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D. Ceppi
D. Ceppi
Editeur : Humanoïdes Associés Septembre 2003 - 48 Pages
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 © 2003 D. Ceppi - Humanoïdes Associés
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29 Septembre 2005 Un peu par hasard, je suis tombée sur le premier album de la série, intitulé "le guêpier". Stéphane Clément est un personnage qui a été créé en 1977 et ce premier album est pratiquement un témoignage d'une époque. On pourrait à l'occasion penser aux films sur le banditisme avec Jean-Paul Belmondo ou Lino ventura...avec un soupçon de François Pignon, car notre héros a le don d'attirer à lui tous les ennuis possibles. Le dessin est simple, clair et a même un côté enfantin qui rappelle celui des albums jeunesse d'Yvan Pommeaux.Voilà j'ai lu le dernier tome, puis le premier, il m'en reste 9 entre les deux pour faire plus ample connaissance avec Stéphane Clément. davidson
15 Janvier 2005 Si vous avez appris à lire avec les aventures du reporter belge Tintin, vous serez peut-être séduit par le 11e tome des Chroniques d'un voyageur. Nous retrouvons Stéphane Clément et sa charmante partenaire en Syrie, à Alep, pour une affaire de trafic d'oeuvre d'art. Si les dessins sont précis, clairs et simple, on peut transformer ces qualités en défauts en ce qui concerne le scénario qui est trop transparent à mon goût. Aventures devraient rimer avec rebondissements mais ce n'est pas le cas dans cet album. Dommage!
davidson |
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