Un jeune diplômé en gestion frappe à la porte du donjon : il désire obtenir le parrainage du gardien du Donjon et recevoir ses conseils. Il rêve, lui aussi de créer un donjon. Comme le gardien du donjon est d'humeur bavarde, il accepte de livrer au blanc-bec quelques-uns des secrets qui ont contribué à la réussite de son entreprise. Mais quelques temps plus tard, le donjon voit sa fréquentation chuter. La raison : le jeune ambitieux a créé son propre donjon, sous les fenêtres du premier. Le sien connaît un succès et une croissance rapide car tout y est faux, fait pour le rire, la famille et non pour l'effroi.
Donjon Parade est une nouvelle série qui vient s'inscrire dans la lignée des Donjon Zénith et autres Donjon Potron Minet créés initialement par Trondheim et Sfar mais ouverts à de nouveaux venus - on parle, entre autres, de Zep - pour enrichir la collection. " Un Donjon de trop " est mon préféré car il est bien délirant et présente le Donjon sous un aspect entrepreneurial et marketing en décalage complet par rapport à l'univers décrit. Imaginez-vous d'horribles monstres inquiets pour leur emploi ? Ou encore la cafétéria du personnel pleine de monstres se mitonnant de petits plats pour occuper leur inactivité forcée ?
Le combat entre le vrai dragon - menacé de devenir un musée et obligé de faire croire que l'authentique est faux pour survivre - et le fac-similé rappelle un peu, mais sans prise de tête ni prétention, le combat entre culture et divertissement aseptisé voire la lutte pour " l'exception culturelle ". Tiens, une anecdote bien dans l'esprit pour finir : une amie emmène des cousins américains à Sarlat, une des plus belles villes moyenâgeuse au monde. Les Américains, émigrants français de deuxième génération, sont stupéfaits. Ils s'exclament alors : " ça a du coûter sacrément cher de construire ce Disneyland, non !? ". Ca fait froid dans le dos, hein ?
Un jeune titulaire d’un brevet de gestion vient sollicité le gardien afin qu’il lui explique le fonctionnement d’un donjon. Ce jeune reptile deviendra alors un rival, les aventuriers deviennent rares et le donjon est au bord de la faillite.
J’avoue que Sfar et Trondheim m’ont un peu déçu avec le premier tome de ce nouveau cycle. Je n’ai pas accroché à cet opus, il y a bien de l’humour, mais il manque de la consistance dans ce tome, je ne le trouve pas prenant comme peuvent l’être les autres tomes. Par ailleurs, la majorité des tomes me fait découvrir des personnages et monstres secondaires, on découvre de nouvelles histoires, de nouveaux tempéraments ; ici, ce n’est pas le cas et comme l’explique bien le descriptif ce cycle tourne autour de Marvin et Herbert uniquement. Le manque de protagonistes n’aide pas à donner du dynamisme à cet opus. Un tome plein d’humour mai décevant par sa consistance. Larcenet est bien dans l’esprit de Donjon bien que ses dessins n’équivalent pas à ceux de certains dessinateurs s’étant distingué dans Donjon Monster. Maintenant que je vois comment ce dessinateur illustre les monstres, j’ai hâte de voir le talent de Larcenet pour les illustrations qu’il fera des grands espaces.
Le commencement d’un nouveau cycle qui débute lentement ; un humour toujours aussi présent, mais avec un manque de dynamisme et d’action qui peut décevoir.
bourle
03 Janvier 2004
moi qui suis un grand fane de donjon j'ai beaucoups aimé celui ci ant
30 Septembre 2003
C\'est marrant! Et puis j'avais jamais vu le donjon de cette manière! Eemy
19 Octobre 2002
Très amusant et très riche, comme tous les albums de cette super série ! etienne