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Ayako T. 2
Tendance Ayako dépressif
Les années s’écoulent et Ayako demeure enfermée dans la cave où sa famille la dissimule afin de la faire passer pour morte. Si Ichiro, le fils aîné, verrait bien l’enfant véritablement rendre l’âme, Ayako est la préférée de son père. Lorsque celui-ci est frappé d’apoplexie, Ichiro croit enfin que son heure est venue d’hériter de la majorité des biens familiaux, mais c’est sans compter sur les facéties de son géniteur qui a décidé de ne rendre public son testament qu’aux quinze ans d’Ayako. Durant ces - longues pour Ichiro - années, la famille se déchire un peu plus, le père reste entre la vie et la mort, Ayako se transforme et son corps attire la convoitise de certains de ses proches. Mais c’est de l’extérieur qu’arrive finalement la tempête qui fait éclater la bulle dans laquelle est retenue la jeune femme.
À la lecture de ce deuxième tome, un premier constat s’impose : cet album abandonne presque complètement - sauf au commencement - le récit d’espionnage et le polar pour resserrer le drame autour de la cellule familiale. L’implosion de cette dernière n’en est que plus manifeste et le sentiment de claustrophobie davantage accentué… c’est dire ! « Ayako » était déjà une série noire et cruelle, mais ces aspects sont ici décuplés tant chaque personnage est, d’une façon ou d’une autre, monstrueux : d’égoïsme, de cruauté, de lâcheté… Seule Ayako échappe à cela et encore, pas totalement : retenue dans la cave, elle se referme progressivement sur elle-même et sur ses désirs, ne connaissant en fait du monde qu’elle et les rares membres de sa famille qu’elle voit. Peut-être moins complet que le premier tome et flirtant parfois avec certaines limites - notamment au niveau de la complaisance et du style graphique -, cet album n’en demeure pas moins fascinant, comme cette série qui fait ressentir un trouble que seuls provoquent les grands ouvrages, ceux qui prennent place dans votre panthéon personnel. Une série indispensable, donc.
Boris
21 Janvier 2004
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O. Tezuka
O. Tezuka
N&B
Editeur : Delcourt Collection : Mangas Delcourt Novembre 2003 - 238 Pages
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© 2003 O. Tezuka, N&B - Delcourt
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18 Juin 2006
Jeke
14 Novembre 2004 A la fin du tome 1, la famille d’Ayako se disloque après la seconde guerre mondiale : Jiro Tengé disparaît après une série de meurtres, la sœur aînée est rejetée de la famille car elle appartient au parti communiste japonais et Ayako est enfermée dans une resserre, ne voulant pas qu’elle trahisse un secret de famille. Les années passent, Ayako devient une jeune femme mais vit toujours dans sa prison, les membres de la famille l’ayant déclarée morte il y a près de dix ans. A travers la vie d’Ayako et de sa famille, Osamu Tezuka nous livre aussi l’histoire du Japon et des pays voisins. davidson
03 Mars 2004 Ben enfait, maintenant que j ai lu les trois tomes je suis un peu decue. Je trouve le personage d Ayako pas realiste du tout. Et la fin laisse vraiment a desirer... A lire globalment mais c est pas un grand cru Suricate
24 Fevrier 2004 IL y a des series qui n'en finissent pas celle ci compose uniquement de 3 tomes est trop courte et pourtant tout est dit . AYAKO c'est a la fois de l'amour, beaucoup de haine , de manipulations : une tragedie quasi grecque qui se tisse au fil des tomes. Mais aussi beaucoup d'actions , de scenes choquantes, revoltantes,d'ailleurs remarquablement mis en bulles où l'on comprend les mutations du japon après guerre. LE MANGAS A LIRE SANS HESITER UNE SECONDE EN SEULEMENT TROIS TOMES .
jp |
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