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Trop de bonheur T. 2
Space Bob
Trop de bonheur tue le bonheur
Le Bonheur a des pattes, il est vert et précieux. Le rencontrer, c’est l’adopter. Et comme il y a du monde sur les rangs, ça bataille ferme. Une course poursuite armée et décérébrée en plein milieu d’un piteux 21ème siècle au cœur d’une Provence sans cigale.
Il me semblait inutile de relire Bilou (le tome 1), paru deux ans plus tôt, avant d’aborder le nouvel opus du duo Morvan-Lejeune. Dans mon souvenir, l’histoire n’était pas si compliquée que ça. Une bestiole d’apparence rigolote, vraisemblablement débarquée d’une autre planète, attisait les convoitises pour sa production naturelle de bonheur en poudre. Et pourtant, sans piqûre de rattrapage, en dépit d’un scénario quasi-similaire au premier tome, on risque d’être un peu paumé. Les protagonistes sont nombreux, des flics aux voyous en passant par des zonards, des sectaires et des drogués en tout genre, tous plus aliénés les uns que les autres, tous plus déprimés les uns que les autres dans une cité phocéenne rongée par la misère et la pollution. En toile de fond, la quête éperdue d’un bonheur inespéré, violente allégorie du chemin de la vie. Ça va très vite, assurément trop. On est ballotté entre touches d’humour et combats anarchiques. Ça bastonne un peu dans tous les sens et certains passages sont lourds et farfelus.
Une bande dessinée toutefois dynamique, rythmée et pétaradante, clairement ciblée « ado » nerveux. Graphiquement, on apprécie les rares mais indispensables come-back dessinés à l’aquarelle, on s’attarde volontiers sur les cadrages serrés, les « gueules » expressives dont semble se délecter Steven Lejeune. Un dessin semi-réaliste (plus semi que réaliste) globalement attrayant donc, couleur vive, presque métallique en zone d’ombres, mais un scénario un peu faiblard. On se lasse également des petits clins d’œil marketés comme ces deux jeunes qui relisent Sillage (50 après), le grand succès de Jean-David Morvan et ces petites notes du genre : « lisez le tome précédent si vous voulez comprendre la suite » sur le ton de l’humour, merci ! A mesure que s’enchaînent les pages, on part dans un profond délire, jusqu’à en perdre pied. Quoi qu’à bien y réfléchir, c’est peut-être l’objectif finalement.
Nicolas
17 Mars 2004
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J. Morvan
S. Lejeune
Editeur : Delcourt Collection : Neopolis Janvier 2004 - 48 Pages
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 © 2004 S. Lejeune, J. Morvan - Delcourt
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18 Décembre 2005 Un homme découvre ces congénère exterminés et décide des les venger. Pendant ce temps à Mars-Aix, la course poursuite continue. Certains offrent du bonheur pendant que d’autres le recherche (le bonheur, le vrai, l’unique !!) A la fin de l’épisode, le scénario est ponctué de divers flash back qui nous apprend l’histoire de chacun avec le bonheur. Par ailleurs, l’effet de surprise n’est plus et le scénario s’essouffle peu à peu. Ce tome est encore une très bonne suite, mais j’ai peur qu’il manque de la consistance dans le tome3. Il y a par exemple un dialogue entre le mercenaire Gregorgz et le chef de la milice Arnaud qui fait sourire. « Space Bob » n’a pas eu la note maximale car il y a un réelle manque de dialogue (du à l’essoufflement du scénario peut être). Lejeune a la capacité de caricaturer nos protagoniste et on se s’en plein pas. Les visages sont tout à fait froids et d’un coup, il resplendit et ça interpelle le lecteur. (ex :la tête de nos fumeurs de shit avec le clodaud du métro). Le dessin est très dynamique et la couleur lui donne du tonus. La couleur des flash back façon bicolore est particulièrement agréable. En gros, chacun des auteurs a joué son rôle, une bonne suite, quoi ! bourle
05 Fevrier 2004 Une réussite ! Dans la lignée du 1er tome, cette suite se dévore : le scénario est béton, les personnages dynamiques, des rebondissements à la pelle ... enfin bref j\'ai adoré. Au niveau des couleurs sont plus vives et de meilleure qualité que le précédent. (vivement la suite ;o) bring's |
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