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Le Méridien des brumes T. 1

Aubes pourpres

Le meurtrier aime qu’on parle de lui

Londres, à la fin du XIXe siècle. Un tueur en série sème les cadavres comme la panique, s’attaquant parfois à des proches de personnalités et demandant à chaque fois une rançon pour mettre fin à ses crimes. Lorsque la une des journaux remplace ses exploits macabres par ceux africains d’un chasseur de fauves, il se met en tête de se confronter à ce dernier. Le chasseur vedette revient alors spécialement à Londres et l’enquête prend une nouvelle dimension.

Dessinateur, notamment sur des scénarios de Patrick Cothias et de Christian Godard, Érik Juszezak signe ici son premier scénario et remplit pleinement son contrat : récit riche et serré, péripéties nombreuses et variées et, surtout, atmosphère particulièrement bien établie. Quant au dessin au classicisme singulier d’Antonio Parras, il éclaire cette histoire de davantage d’étrangeté, notamment par le traitement qu’il réserve à tout ce qui touche au brouillard et à la fumée.

Boris
07 Janvier 2004

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1139ième au TOP


Scénariste Juszezak
Déssinateur A. Parras
Coloriste J. Charrance, A. Parras
Editeur : Dargaud
Décembre 2003 - 48 Pages


A commander


De Juszezak :

  • Narvalo T.1
  • Dantès T.1
  • Dantès T.2

  • De Parras A. :
  • Le Lièvre de Mars T.7


  • Festival/OpaleBD
  • Juszezak
  • A. Parras
  • La planche
    © 2003 Juszezak, J. Charrance, A. Parras - Dargaud

     

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    3 avis :

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    12 Novembre 2004


    L’histoire de Jack l’Eventreur a nourri l’imaginaire de nombreux écrivains, réalisateurs de cinéma ou encore de séries télévisées avec souvent un succès notable. Antonio Parras et Erik Juszezak s’en sont également inspirés pour donner forme à leur héros « l’équarrisseur ». Mais loin d’arpenter les sentiers déjà maintes fois parcourus, ils inventent dans cet album un univers très personnel dans lequel le mot « uchronie » , néologisme fondé sur les mots « utopie » et « chronos » par Charles Renouvier , retrouve tout son sens.



    L’album s’ouvre sur une scène de meurtre qui plonge aussitôt le lecteur dans l’ambiance de l’album. Nous sommes dans une gare où l’on voit en arrière-plan une locomotive à vapeur .Grâce à une note d’avertissement , le lecteur a appris que le « Steampunk » est une contraction des termes « cyberpunk » et « steam » (vapeur, en anglais) et qu’il sert à désigner un monde où la technologie ne se serait non pas développée autour de l’électricité mais de la vapeur. Cette théorie donne donc un côté futuriste à un album qui se déroule pourtant dans l’Angleterre victorienne et permet au dessinateur de laisser vagabonder son imagination ; ainsi, il dessine un dirigeable qui n’est pas sans rappeler « Robur le Conquérant » de Jules Verne, puis quelques pages plus loin, le lecteur se trouve face à un autre engin de surveillance policière qui est la version à vapeur de « Supercopter », le taxi à vapeur est également un engin hors du commun avec son allure de locomotive pour l’arrière et de traction pour l’avant. Le port de Douvres ressemble à un assemblage de plates-formes pétrolières qui auraient été construites par Gustave Eiffel. A ces références prestigieuses pourrait s’ajouter une autre référence artistique ; le foisonnement de détails, le mélange de références historiques et des créatures futuristes évoquent le travail d’un grand nom de la bande dessinée, Tardi ! Adèle Blanc-Sec et ses monstres ne sont pas loin.

    Cette même page donne également le ton sur l’auto-dérision des auteurs puisque la première vignette est ornée d’une phrase si alambiquée qu’elle ne peut qu’être ironique : « La brume s’acharnait à effilocher les premières clartés d’une aube humide. Le balancement d’un corps équarri , pendu à 30 pieds au-dessus du sol, happait avec force le regard de l’inspecteur Wells, distillant avec une lenteur de métronome une horreur amère dans le creux de ses intestins . » On retrouve plusieurs fois ce style de discours pompeux dans l’album.

    Foisonnement de détails, déversements de clichés littéraires vont de paire avec une histoire qui emprunte plusieurs pistes pour le plus grand plaisir du lecteur qui aime à être surpris ! En effet, quel point commun peut –il bien exister entre un tueur en série londonien et un chasseur organisant des safaris au fin fond de la brousse africaine ? Ce chasseur est-il celui qu’il prétend être ?Quel lien a t-il avec la bonne société victorienne? Pourquoi l’équarrisseur cherche t-il la notoriété ?Que manigance l’étrange société secrète à peine entrevue dans ce premier album ?


    davidson

    06 Mai 2004


    Je suis tout à fait d'acord avec l'avis de Manu, si ce n'est que je suis encore plus sévère pour le dessin. Je le trouve "vieux" : on a m'impression de se relire une BD des années 80 illustrée par René Follet par exemple.
    L'omniprésence des premiers plans de trois quart me gêne particulièrement.

    laure

    27 Décembre 2003


    Cet album me laisse un sentiment mitigé et je ne sais pas si je dois le recommander ou pas. Peut-être parce que j’en attendais trop et que c’est finalement assez banal. Le scénario a déjà été vu et lu des dizaines de fois. Les réactions des personnages, pour la plupart trop stéréotypés, manquent de clarté et l’univers steampunk n’apporte pas grand chose à l’histoire sinon deux machines volantes. Quant au dessin très précis et au découpage, ils ne m’ont pas enthousiasmé.
    Il faut cependant relativiser cette déception par le fait que c’est le premier album d’un diptyque et que le second tome pourrait finalement captiver le lecteur en apportant des réponses surprenantes aux différentes interrogations laissées par ces Aubes pourpres.

    Manu-l

     

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