Hubert T. 8
Chambre froide
Une tête en trop
Il a beau avoir hérité récemment de l’épicerie tenue par la mère Favergeot - pour laquelle il effectue régulièrement des tournées comme épicier ambulant -, Hubert est toujours sujet à de multiples tracas. Ainsi, la Favergeot, désormais sa locataire, refuse de payer le loyer tant qu’il n’a pas remis en état le bâtiment. Sans le sou, Hubert accepte une sombre enquête que lui confie Célestin, le prospère boucher de Beaulieu-sur-Morne : découvrir qui a placé dans sa chambre froide la tête d’un homme qu’il ne connaît pas.
Huitième album/enquête pour Hubert l’épicier ambulant détective occasionnel et toujours le même sens du polar campagnard faussement pépère. L’intrigue, bien construite, est surtout prétexte à une magnifique peinture des mœurs des petites villes, comme en atteste le premier chapitre, exemplaire. Avec ses airs de dessin de presse, le dessin de Bruno Heitz est en adéquation parfaite avec l’histoire et son propos : jeu sur les fausses pistes et les apparences trompeuses. Comme à l’accoutumée, cette nouvelle aventure d’Hubert se dévore donc d’une traite, tout en se savourant. Au final, il ne reste plus qu’à attendre un an et le prochain épisode !
Boris
18 Fevrier 2004
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B. Heitz
B. Heitz
N&B
Editeur : Seuil Janvier 2004 - 120 Pages
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