Calvin continue d’être de mauvaise foi, de couper les cheveux en quatre, de chercher constamment les problèmes - finissant donc fréquemment par les trouver ! -, de tout faire à la dernière minute… et, surtout, de rester la tête dans ses nuages, là où son tigre en peluche devient un véritable fauve sympathique et drôle.
Ce vingt-troisième tome de « Calvin et Hobbes » possède un goût étrange. Si, comme dans les précédents, la plupart des gags sont hilarants, poétiques, acerbes et/ou touchants, certains - parmi les derniers - ne sont pas drôles, mais extrêmement noirs - les réflexions de Calvin devenant de plus en plus sombres - et d’une lucidité exacerbée qui fait presque froid dans le dos. Publié aux États-Unis en 1996, cet album paraît avoir été écrit aujourd’hui même tant les réflexions sociales, politiques et existentielles qu’il contient - d’une justesse étourdissante - sont d’actualité. Avec « Calvin et Hobbes », Bill Watterson a réussi une série d’une richesse exemplaire, prouvant qu’il est encore possible de réaliser une œuvre complexe et limpide, exigeante et populaire. En guise de consolation, notons que si ce tome fut le dernier à être édité aux États-Unis, un vingt-quatrième réunissant des gags inédits paraîtra en France en 2005. Chouette !
Il n'y a pas de meilleure BD au monde. La série est plus qu'exceptionnelle. Merci aux Américains de ne pas être que des méchants! Jacques
11 Septembre 2004
toujours excellent...watterson est un grand bonhomme qui a qu arreter avant que l'on le lui dise, avant que calvin ne devienne une idole commerciale, il gardera ainsi toujours son coté "petit enfant naïf"... Mistersboub
23 Janvier 2004
On en pleurerait presque. Du grand Watterson, un Calvin au sommet et Hobbes de plus en plus réaliste... Dommage que cet album sonne le glas de nos fous rires. En attendant de les relire tous ?! Raleur
23 Janvier 2004
Ca fait des années que le dernier tome de Calvin et Hobbes est sorti en anglais (presque dix ans) et on a pas vu un dessin de l'auteur depuis.
Je reste admiratif devant la démarche de Bill Waterson qui s'est effacé au sommet de sa gloire, pour éviter de devenir mauvais. Pas de fausse sortie, pas de come back à 2F50... Chapeau ! Phiip