Agartha T. 5
Volume 5
Personnages et lecteurs en détresse.
La mystérieuse Rael et son fidèle Juju sont séparés. Juju retrouve sa sœur, disparue de l’hôpital où elle était soignée. Rael est en pleine détresse, elle a perdu la mémoire. Pendant ce temps, sévit une jeune fille vêtue de blanc surnommée « Snow White Lilis » qui, en chantant « la chanson du Rem » détruit toute vie autour d’elle. Une jeune policière, Oliver Jeanlake, pressent un lien entre les meurtres en série perpétrés par « Snow White Lilis » et la disparition de Rael, de Juju et de sa sœur…
Agartha est une série de manga vraiment curieuse : malgré une indéniable progression du récit, le lecteur reste perdu mais s’accroche toujours avec perplexité …
Matsumoto Takaharu a du mal à distiller de manière efficace ses indices dans le cours de son histoire. Malgré tout, l’intrigue est suffisamment intéressante pour captiver un lecteur à l’affût du moindre éclairage.
Créer un monde où la plus grande des richesses est l’eau potable : l’auteur touche là à un sujet sensible. N’est-ce pas la réalité de nombres de pays de l’hémisphère sud ? N’est-ce pas l’avenir que nos civilisations occidentales sont en train de se préparer ? Ce manga cyber-punk pose une vision effrayante mais terriblement logique de notre avenir, et le lecteur s’accroche à l’idée que Rael est peut-être un espoir pour les humains.
Le dessin mérite également que l’on s’y attarde. Il arrive que l’enchaînement des cases, et parfois même l’enchaînement des scènes, soit incompréhensible. Matsumoto Takaharu doit être un zappeur fou ! Cependant, le trait est d’une grande finesse et les personnages sont fascinants, de par leur beauté et de par leur expressivité.
La série Agharta peut prendre une excellente tournure, mais ce tome 5 laisse encore les lecteurs dans l’expectative. A ne pas perdre de vue.
Marielle
25 Fevrier 2004
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T. Matsumoto
T. Matsumoto
Editeur : Kana Janvier 2003 - 200 Pages
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