Récit de voyage, « Un automne à Hanoï » traduit les impressions de Clément Baloup lors d'un stage dans une école de graphiste à Hanoï. Cette histoire du quotidien d'un étudiant dans le Viet-Nam d'aujourd'hui témoigne d'un pays en mutation et de ses contradictions.
« Un automne à Hanoï » est un récit autobiographique, témoignage de l'immersion dans une culture étrangère. Il présente toutes les qualités d'un genre très en vogue. Ces tranches de vie simples et réalistes cherchent à nous faire atteindre une réalité au delà des clichés et du spectaculaire. Baloup y parvient avec une belle maîtrise des couleurs directes qui donnent ambiance et rythme à l'histoire. On ne peux qu'applaudir. Même si, écueil difficile à éviter, la nécessité de situer l'action impose de longs textes qui menacent toujours la narration graphique.
Pour moi ce type de récit, aussi sensible et intéressant soit-il, manque toujours un peu de romanesque. Une conséquence du projet narratif : atteindre la réalité de la vie quotidienne. Pourtant, Un Automne à Hanoï a un petit supplément d'âme. Les récits inquiétants, petits contes sinistres, de la jolie Hao offrent au récit de courtes escapades hors de la prosaïque réalité. Ils sont autant de petites fenêtres ouvertes sur l'imaginaire et les inquiétudes d'un peuple. Une trouvaille.
Dans son récit autobiographique, Clément nous emporte très loin dans un viet-nam véritable, qu'il est plaisant de découvrir.La mise en forme des planches est très originale, voire unique!De plus, le travail à l'aquarelle est remarquable, il nous plonge dès la premiere page dans l'ambiance de l'oeuvre.C'est un récit que je trouve unique et entièrement réussi. Bastien