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Break Point T. 1
La Matriochka
Une banque en poupée russe.
Comment la Gorgone a-t-elle fait pour dévaliser la Matriochka, une salle des coffres réputée inviolable et construite sur le modèle des poupées russes ? C’est ce que va tenter de découvrir Polkoff, flic brutal, têtu et ennemi juré du redoutable criminel. De l’équipe montée par la Gorgone pour l’aider à faire le coup, tous ont péri sauf un, Saindoux. Encore ce dernier se trouve-t-il dans un sale état. Dans l’ambulance qui l’emmène vers l’hôpital, il se rappelle : « Personne ne saura jamais la vérité. Partir en emportant la vérité, ça c’est le pied ! Putain d’histoire ! Ouais… Putain d’histoire » Et nous raconte, à nous lecteurs, cette incroyable aventure.
Avec Haute tension, Albin Michel lance une collection de polars noirs, écrits par des auteurs de romans (Serge Brussolo pour La Fille de la nuit avec Goffaux) ou des scénaristes de BD comme ici Saimbert, l’auteur des deux premiers tomes des Processionnaires (Albin Michel) et des Ames d’Hélios (Delcourt). L’objectif est visiblement d’élargir la gamme de livres offerts par l’éditeur de L’Echo des Savanes, historiquement spécialisé dans l’érotique et l’humour adulte.
Saimbert est visiblement un amateur de cinéma américain (Usual Suspects, Seven, Mission Impossible, Ocean’s eleven, Reservoir Dogs) et construit Break Point comme un thriller sans concession, violent, mettant aux prise un génie du crime sans scrupule, des malfrats en bout de course dont il a fait – provisoirement – ses hommes de main et des policiers. Comme dans Usual Suspect ou dans Réservoir Dogs, le récit commence par la fin, une fois que le casse a été fait. Un bonne manière de captiver le lecteur, d’autant que l’énigme est plutôt bien montée avec ce coffre imprenable dont on ne comprend pas comment il a pu être violé.
Intéressant également – même si pas entièrement nouveau – sa façon de coller au plus près ces anti-héros pour nous faire revivre leurs préparatifs et découvrir comment la Gorgone a réussi à les embringuer malgré le coté suicidaire de l’opération. Le dessin de l’Italien Mutti est solide, efficace et plaisant à lire, faisant un peu penser à celui de David Sala (Replay) en un peu plus classique.
Pourtant l’ensemble n’est pas sans faille. Certains personnages, situations et réflexions paraissent un peu trop outranciers et caricaturaux. Le découpage, en particulier des premières pages, n’est pas parfait et – est-ce à cause de la différence de langue entre les deux auteurs ? – certains personnages ont parfois une attitude différente de celle que semblerait imposer la situation… Il n’est qu’à lire l’extrait ci-dessous.
Un thriller efficace, habilement ficelé mais qui ne fait pas toujours dans la dentelle.
Vincent
25 Fevrier 2004
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Saimbert
Mutti
Mutti
Editeur : Albin Michel Collection : Haute Tension Janvier 2004 - 56 Pages
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 © 2004 Mutti, Saimbert - Albin Michel
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04 Mai 2005 Un banque inviolable, un manipulateur, différent malfrat ayant raté leur vie, l'histoire reprend ces 3 choses. Un homme agonisant raconte une histoire l'histoire de sa vie. Ce systeme pour raconter l'histoire est une tres bonne idée. Que demandé de plus, un scénario parfait accompagné d'un dessin réaliste. bourle
28 Fevrier 2004 bonne entrée en matière...pas assez rapide à mon gout donc la note est de trois. Si le tome deux confirme l'impression ressentie de scénario qui s'imbrique avec l'emergence des personnages, des rebondissements la série tirera vers le haut. les personnages sont sympathiques et bien détaillés, c'est un point positif qu'il faut faire perdurer. Je conseille la lecture. Lilive |
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