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Le Dernier Troyen T. 1
Le Cheval de Troie
Le cheval venu de l'espace
Troie était une des planètes les plus riches du quadrant grec. Le départ d’Hélène, une Reine Achéenne, au bras d’un des princes du lieu, servit de prétexte à une longue guerre, sanglante et sans vainqueur. Les vaisseaux achéens finissent par quitter l’orbite de la planète, laissant derrière eux une météorite sculptée en forme de cheval. Après de longues tergiversations, les Troyens décident de faire pénétrer l’offrande de leurs ennemis au sein de leur planète creuse. Mal leur en prend.
Comme c’est actuellement la mode dès qu’une série parvient à trouver son public, Le Fléau des Dieux de Valérie Mangin et Aleksa Gadjic connaît une série “spin off” (déclinant le même univers) : Le Dernier Troyen. Le cycle qui commence se situe dans une époque antérieure puisque le périple que va entreprendre Enée le conduira à fonder la Rome galactique du Fléau des Dieux.
Au dessin Aleksa Gajic a pour remplaçant un décorateur de la Comédie française, Thierry Demarez qui se sort plutôt bien de son premier album. Son style est à la fois différent et proche de celui du natif de Belgrade. Un graphisme accrocheur au trait très dépouillé mais aux détails, aux modelés entièrement soulignés par des camaïeux de couleurs.
S’inspirant très librement des écrits mythiques sur la Guerre de Troie, Valérie Mangin compose une épopée spatiale à grand spectacle mêlant habilement, comme pour Le Fléau des Dieux, les univers antiques, la science fiction et l’heroïc fantasy. Une adaptation qui a le mérite de la liberté, de l’audace et du spectaculaire. Mais, à impliquer les Dieux à chaque coin d’histoire (deus ex machina à répétition), son scénario semble cousu de fil blanc et prive les personnages de toute capacité de décision, les transformant en de simples marionnettes décharnées dont la destinée nous importe finalement peu. Un choix à l’opposé de celui d’Eric Shanower pour L’âge de bronze (adaptation beaucoup plus classique de la même épopée) qui, au contraire, donne à chacun des protagonistes du mythe une réelle épaisseur.
Espérons que les Dieux – invisibles dans ce premier tome et pourtant omnipotents – laissent d’avantage de place aux hommes dans les prochains volumes. Ou deviennent les véritables protagonistes de l’histoire.
Vincent
10 Mars 2004
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V. Mangin
Demarez
Demarez
Editeur : Soleil Fevrier 2004 - 48 Pages
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 © 2004 Demarez, V. Mangin - Soleil
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13 Mars 2004 j'étais assez surprispar le côté esthétique de l'objet et de son cahier graphique en plus !!! je me suis dit chouette...et puis le soufflé s'est refroidi...
la qualité graphique est indéniable mais pour ce qui est de l'intrigue...que dire...pas d'intérêt particulier, on se fiche pas mal de lire la bd jusqu'au bout...j'ai même eu du mal à la lire et me suis posé la question de savoir si je vieillisais ou si je commençais à moins aimer la bd...mais non, en fait la bd ne m'a pas plu du tout... je n'achéterai pas le tome 2, je ne laisse même pas aux auteurs la possibilité de se racheter vu le nombre croissant de bd qui sortent...ceux passeront directement à la trappe. Lilive |
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