Julius Correntin Acquefacques, prisonnier des rêves T. 5
La 2,333e dimension
A mi-chemin entre la deuxième et la troisième dimension
Après neuf ans d’absence, revoici Julius Corentin Acquefacques, probable antihéros créé en 1990. Ce rêveur impénitent nous revient avec une aventure onirique à mi-chemin entre la deuxième et la troisième dimension et à mis parcours entre l’univers de Kafka et celui de Borges. Marc-Antoine Mathieu intervient, comme d’habitude, sur le support même de son histoire qui devient, alors, prétexte à une nouvelle exploration des différentes facettes techniques et métaphysiques du 9e art. Son héros, passé derrière la ligne d’horizon en emportant ce qui crée la perspective et le relief, se réveille dans un monde devenu plat !
Scénographe reconnu, l’auteur est habitué aux différentes mises en espace des œuvres dessinées mais il multiplie ici les points de fuite et aborde une mise en couleur devenue nécessaire à la vision en 3D de ce monde à la limite de l’absurde. C’est pourtant le superbe jeu avec le noir et blanc qui soutient l’évidente humanité du récit, parsemé d’humour souvent sarcastique.
Après avoir découpé des fenêtres et des spirales dans les précédents tomes, il nous projette, ici, dans l’espace infini de la bande dessinée où tournoient les planètes de ses confrères. Grâce à un énorme travail sur ordinateur et avec l’aide de lunettes adaptées, il n’hésite pas à nous plonger dans des pages en trois dimensions : histoire de nous rappeler, fort habilement, la diversité et la profondeur des propos tenus en BD.
Toute la série est absolument géniale. Mais où MAM va-t-il puiser toute son imagination ? laurent
22 Fevrier 2005
Quel travail. Le systeme narratif est simple mais l'histoire elle ne l'est pas. Et finalement, j'ai l'impression qu'elle es un peu secondaire. La véritable histoire se situe au niveau de la conception graphique. Cette BD c'est un cour d'Arts plastiques à elle seule. Tout y passe. De la conception 2D à l'ouverture sur le point de fuite, la conception 3D... Cette quete de profondeur qui est tellement ardue pour un dessinateur, Mathieu nous la retranscris. De plus, son style graphique est vraiment trés plaisant. De la BD qui parle de la BD... Peu courant. Gwen
14 Fevrier 2005
Un livre de Mathieu, c'est toujours tres grand, mais je me demande si celui-ci n'est pas juste un peu moins brillant que les autres. philemon37
15 Décembre 2004
je mai 5 parce qe je trouve ces bd marante et bravo pour le dessin parce qil doi y avoir un sacré travail et en plus il me prend en stage en janvier ;) clix