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Chute de vélo
Le quotidien à rebrousse-poil
Pendant l’été, un couple et leurs enfants, aidés d’un oncle et d’un ami, retapent la maison de la grand-mère avant de la mettre en vente. La vieille dame, hospitalisée, perd sérieusement la mémoire mais elle est autorisée, par les médecins, à séjourner une dernière fois dans sa demeure, pendant quelques jours, avec sa famille.
De l’autre côté de la rue, un maçon et son arpette, aux relations plutôt tendues, remettent en état une baraque ayant pris feu quelques temps auparavant. Pendant ce temps là, les enfants se chamaillent et le plus petit apprend à faire du vélo… C’est à ce moment là que la mamie disparaît ! L’ambiance, les personnages et les situations sont mis en place, la tragi-comédie ou la comédie tragique peut commencer !
En s’attachant à peindre, une nouvelle fois avec fraîcheur et naturel, les portraits de gens simples, sans histoires apparentes, Etienne Davodeau prend le quotidien à rebrousse-poil, lui donnant des allures d’enquêtes policières. Sans exagérer, avec sérénité et apaisement, il nous explique, petit à petit, certaines duretés de la vie et la complexité des rapports humains, tout en faisant resurgir des secrets bien enfouis dans les mémoires. Rehaussé par des couleurs très douces, son trait léger et juste passe, sans effets inutiles, du réalisme à la caricature aussi aisément que son récit bascule du comique au désarroi ou à la tristesse : une narration tout à fait exemplaire !
Gilles
14 Avril 2004
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E. Davodeau
E. Davodeau
E. Davodeau
Editeur : Dupuis Collection : Aire Libre Avril 2004 - 80 Pages
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 © 2004 E. Davodeau - Dupuis
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27 Aout 2008
Al
25 Janvier 2008 Simon et Jeanne décident de passer un dernier week-end avec leur mère dans la maison de leur enfance. La vieille femme jouira plus ou moins de ces derniers moments avec ses petits enfants.
Davodeau comme par son habitude signe une belle chronique sociale qui touche le lecteur. L’auteur maitrise toujours aussi parfaitement son scénario et ses protagonistes sont une nouvelles fois proche de la réalité. En effet, le caractère et comportements des personnages est le point fort de l’ouvrage. Chacun des personnages donne du dynamisme à l’histoire, je veux principalement parler des hommes : le maçon, Quentin, Simon, mais surtout Toussaint ont des caractères différents et donnent une belle dynamique à l’ouvrage et de savoureux dialogues. La complicité entre les protagonistes montre toute la beauté de cette BD. Comme je l’avais découvert dans « Reflexe de Survie », Davodeau captive le lecteur avec une trame initiale assez simple, mais qu’il élargit avec des trames secondaires et tout cela dans l’unique but de faire découvrir la nature humaine. Bien que le dénouement me semblait d’avance joué, je fus subjugué par la manière dont l’auteur à su retourner la situation et bouleverser ainsi le lecteur. Bien que le thème initiale (maladie d’Alzheimer) soit assez difficile, l’auteur raconte une histoire légère et avec des anecdotes poignantes et drôles. Davodeau illustre ses personnages de la plus belle des manières, on sait ce qu’éprouve ses protagonistes rien qu’à la vue de ces derniers. On reconnait par ailleurs rapidement le coup de crayon de Davodeau rien qu’à la vue du mari de Jeanne et du mâcon.
Un ouvrage poignant où la force des protagonistes est le meilleur des atouts.
bourle
27 Fevrier 2007
MHUT
16 Janvier 2007
PascalB
28 Juin 2006
Tragicomicus
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