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Le Scorpion T. 4
Le Démon du Vatican
La croix de St Pierre est ailleurs
Rome, XIIIe Siècle. Le Cardinal Trébaldi règne enfin sur le monde catholique. Elevé au rang de Pape, le premier serviteur de Dieu organise sa dictature endiablée. Après avoir fait assassiné son prédécesseur et induit son sacre sur un leurre -la croix sur laquelle a été crucifié St Pierre aurait été retrouvée dans les entrailles de sa propriété romaine- le maître de l’Occident est déterminer à éliminer une gênante mouche du coche à la mystérieuse « tâche de vin » sur l’épaule. Le Scorpion, moralement épaulé par quelques prélats dissidents, doit donner la preuve au peuple romain que le leader du Vatican est un imposteur et plus encore un despote inquisiteur. Sa mission: retrouver la sainte sépulture, la vraie. Il monte donc à bord du premier bateau corsaire venu, cap vers l’Orient.
Le Scorpion 2004 est un bon cru. Nul doute que les fans apprécieront. D’autant que notre Zorro à visage découvert quitte Rome pour Istanbul aux côtés de divines princesses au caractère bien trempé. On ne présente plus la belle gitane au teint mate, Mejaï, sorcière enfin sensible au charme dévastateur de l’ennemi n°1 du Vatican. Elle aura l’occasion d’exprimer avec éclat une jalousie rageuse envers une adversaire de marque, Ansea Latal, héritière d’une des neuf familles les plus puissantes au monde. Il fallait bien ça pour pimenter le voyage. Paradoxalement, les sentiments prennent une place suffisamment conséquente dans cet album pour en occulter l’action pure et dure, d’autant plus magistrale qu’elle est rare. Une pirouette astucieuse pour donner un coup de collier à la série et relancer de plus belle l’engouement frustrant de fin d’épisode.
Le scénario, plus inattendu qu’à l’accoutumée, témoigne une nouvelle fois de l’étendu du talent de Desberg servi, est-il encore nécessaire de le répéter, à merveille par un Marini en grande forme. L’esthétique des combats, la classe et la grâce des mousquetaires, la beauté sensuelle et sauvage des héroïnes, sans omettre l’appréciable perfectionnisme des décors. Pas grand-chose à redire sur le bilan graphique, gâché par moment, si l’on cherche la petite bête, par une mise en couleur inégale selon les planches. L’ensemble reste machiavélique à souhait, un thriller de cape et d’épée légitimement populaire. La suite est prévue pour la fin de l’année.
Nicolas
19 Mai 2004
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S. Desberg
E. Marini
E. Marini
Editeur : Dargaud Avril 2004 - 48 Pages
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 © 2004 S. Desberg, E. Marini - Dargaud
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26 Avril 2007 Afin de faire tomber le cardinal Trebaldi, le Scorpion décide de partir pour Istanbul afin de retrouver la croix sur laquelle Saint Pierre aurait été crucifié. Deux femmes mystérieuses et dangereuses l'accompagne : Méjaï et Ansea Lattal. Arrivé à Istanbul la quête d'indices commence mais les ennuis aussi.
Toujours aussi bien, on ne s'ennuie pas = un vrai moment de plaisir armand54
13 Janvier 2006 Le pouvoir du cardinal Trebaldi s’étend sur la Rome du 18ème siècle, depuis l’assassinat qu’il a commandité sur le pape. Un seul homme est encore capable de lui mettre des bâtons dans les roues en retrouvant la croix sur laquelle a été crucifié St Pierre. Son nom: le Scorpion.
Le dessin de Marini reste somptueux, les scènes d’action et de combats d’un grand réalisme et grâce au voyage du Scorpion vers l’Orient il va en plus pouvoir élargir sa palette de couleurs qui faisait vivre cette Italie du 18ème siècle jusqu’à présent.
Mais tout comme le tome précédent c’est au niveau du scénario que ce tome se renforce en mélangeant aventure, action et conspirations sur un rythme effréné et sur fond d’intrigue historique. De plus Desberg continue de développer ses personnages en retournant dans la jeunesse du Scorpion et du cardinal Trebaldi, et en intriguant le lecteur avec le visage que dissimule le mystérieux Rochnan. On pourrait peut-être juste lui reprocher sa vision peu élogieuse de la femme. Le duo Marini-Desberg («L’étoile du désert») a donc trouvé son équilibre dans une série dont le scénario n’a plus à pâlir face au graphisme merveilleux. yvan
12 Janvier 2006
Raleur
12 Janvier 2005 je trouvais la série attachante jusqu'au tome 3, mais là, je suis vraiment déçu. Les rapports entre les personnages sont hyper prévisibles et le scénario s'embourbe dans des rebondissements sans fins. Je ne lirais pas le tome 5. jules
19 Novembre 2004 Le quatrième tome des aventures du Scorpion nous dévoile un pan de l’enfance de notre héros à travers les souvenirs liés à son grand-père et cela rend le Scorpion moins froid. Il est d’ailleurs dans cet album coincé entre la belle brune et la belle rousse et ne sait plus où donner de la tête . Embarqué pratiquement de force sur un bateau, le voilà parti pour Jérusalem. Les dessins ont toujours la qualité des trois premiers albums : les couleurs virevoltent au gré de l’action, les souvenirs sont évoqués dans des teintes sépia ou verdâtres !
davidson
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