Halloween Blues T. 2
Je vous écris de Gettysburg
Le mystère reste entier
Julian Lake dans le Montana, au milieu du siècle dernier. Clark se rend en vacances chez ses parents sur la Côte Ouest avec sa petite famille. Il décide de faire escale pour la nuit dans le seul hôtel du coin, près du lac. Le lendemain, sous les yeux du pompiste, la voiture repart en trombe. A plusieurs miles de là, une femme tombe dans la folie. Une folie dépressive dans laquelle elle restera plongée dix années durant, martyrisée par la disparition de ses êtres chers, disparus sans laisser la moindre trace.
Voilà ce que l’on appelle un bon polar, ni plus, ni moins. L’enquête propre à l’album est, plus élaboré, plus énigmatique et plus rondement menée que dans le premier épisode. Un opus certes nécessaire à la compréhension et la résolution de l’énigme, qui se développe au fur et à mesure des albums, mais au suspens un peu téléphoné avec une impression de déjà lu. Le tome 2 est lui de bien meilleure facture. Sauf que pour le coup, on apprend pas grand-chose de la grande histoire -commune aux sept tomes de la série- sinon l’ambiguïté de la relation entre Forester, flic intègre et bon sous tout rapport, et son fantôme de femme jalouse et paranoïaque. L’amour se prolonge à travers la mort, un amour sensuel, féroce et surtout bien réel lorsqu’une fois dans l’année, le jour d’Halloween, Dana peut revêtir le corps d’une autre, et goûter de nouveau aux plaisirs de la chair. Tout ça ne nous dit évidemment pas qui est le tueur, l’assassin de cette actrice promise à la plus belle carrière hollywoodienne, réduite à l’état d’âme errante en maison close. Son mari en tout cas, a été blanchi. Mais n’est-il pas trop bien pour être honnête ? Il faudra être patient pour découvrir le mystère de New Salem.
Mytic a donc construit une histoire solide aux rebondissements inattendues. Tout se tient même si la facilité avec laquelle Forester Hill déjoue, en deux sets, dix ans de silence est un tout petit peu énervante. Le dessin réaliste de Kas se marie parfaitement au récit. Seul hic, les visages des femmes, qu’il sait par ailleurs, rendre belles, pulpeuses et attirantes, se ressemblent souvent. D’un album sur l’autre, la similitude du trait laisse perplexe. On fait des liens qui n’ont pas lieu d’être. Vivement le septième tome… Mais hou que c’est loin !
Nicolas
07 Avril 2004
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Mythic
Kas
Editeur : Le Lombard Collection : Polyptyque Mars 2004 - 48 Pages
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