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IRS T. 6
Le Corrupteur
Au nom du fisc et du saint péril
Larry B. Max, super agent des impôts, poursuit son enquête sur la mystérieuse « Silicia Inc. ». Cette étrange société est le seul point commun entre des affaires criminelles a priori sans aucun rapport. Action et grosses voitures, pour la suite de cette mouvementée et dangereuse visite touristique des paradis fiscaux. Larry bluffe, agit et réfléchit dans un jeu mortel où l’ennemi connaît ses faiblesses.
L’évolution de la série I.R.$ est décidément étonnante et confirme le talent de scénariste de Desberg.
Larry B. Max a pu apparaître à première vue comme une sorte de James Bond financier. On en rajoute dans les somptueuses villas, les belles voitures et les charmantes jeunes femmes. Ce qui distinguait Larry Max d’un autre héros évoluant dans un tel milieu, c’était sa foncière honnêteté et sa conscience dans la traque de la criminalité financière. En cela, il était déjà plus sympathique que Largo Winch, fils à papa milliardaire, poujadiste (pas très joli le montage douteux pour échapper à l’I.R.S, justement !) et de plus en plus assassin sans grand scrupule. Mais bon, Larry B. Max était un chevalier blanc de série d’action dont le seul défaut était les séances de téléphone rose avec la mystérieuse Gloria.
Et puis au fil des albums, le personnage a pris de l’ampleur. Le héros sans peur et sans reproche à la mâchoire carrée révèle des motivations de plus en plus complexes. Le manichéisme de la série s’atténue, la relation de Larry Max avec la justice devenant de plus en plus ambivalent. Et quel est le traumatisme qui a pu faire de Larry B. Max un inspecteur des impôts ?
Le cinquième tome, fondé sur un mystérieux ennemi tentant de percer à jour les faiblesses de Larry pour les exploiter, allait encore plus loin. Il annonçait un 6ème opus où tout devait être révélé du héros. Et bien non, avec une certaine virtuosité, l’affaire Silicia Inc. se conclut mais suscite plus de questions qu’elle n’en résoud. La personnalité de Larry et l’identité de Gloria restent mystérieuses.
Comme dans les autres tomes, cet album sacrifie tout réalisme à une action débridée. Les personnages manquent parfois de place entre deux courses-poursuites ou fusillades. Une sorte de syndrome James Bond.
Bien sûr, le trait et la mise en couleur des planches sont toujours aussi froids. Le récit plonge dans le cynisme des puissances financières de la planète. Visuellement, on sent bien que ces grands requins évoluent dans des eaux glacées. Brrrrr !!
I.R.$. est une bonne série d’action qui se fait vraiment prenante, avec un héros de plus en plus attachant.
Gwael
21 Avril 2004
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S. Desberg
Vrancken
Coquelicot
Editeur : Le Lombard Collection : Troisième vague Avril 2004 - 46 Pages
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 © 2004 Vrancken, Coquelicot, S. Desberg - Le Lombard
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09 Janvier 2009
Tyler87
29 Avril 2004 Bd très interressante. Je m\'attendais à découvrir des parties de la vie de Larry B.Max qui le rendent si mystérieux mais, rien de cela... A lire absolument si on apprécie cette série! calimera |
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