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Rester normal T. 2

A Saint Tropez

Impossible de rester normal

Junior Müller a un double rêve: partir en vacances à Saint Trop’ et devenir normal, se fondre dans le moule, la plèbe, la populace. Riche en milliard depuis le décès tragique de son père, il ressent ce besoin vital d’oxygène, de nature, d’un lieu calme, saint et paisible, bref d’un p’tit village typique comme Saint Tropez. Il se glisse donc dans son interminable limousine blanche et fuit la Suisse en quête de vraie vie. Le rêve tourne court, entre soirées privées, champagne à flot, rails de coke, brochettes de filles à poil et mère sursiliconée. La routine quoi !

Fils d’un riche banquier véreux et mafieux, Junior baigne dans le fric sale depuis sa plus tendre enfance. Hautain, inexpressif et ultra blasé, il n’a guère qu’une seule et unique motivation dans la vie: rester normal, ou plutôt être normal, même l’espace d’un instant. C’est un révolutionnaire finalement, il rejette les valeurs héritées de sa non-éducation. Sa condition de gosse de riche ne lui permettant pas une telle folie, il fait semblant. Pendant ce temps là, sa sœur, qui ne va pas tarder à rencontrer Jésus, parcourt le monde à la recherche de fringues et de nuits sauvages aux sons amplifiés.

Des bulles et du vice

Frédéric Beigbeder avait surpris en se lançant dans la bande dessinée. Epaulé par un revenant, Philippe Bertrand, Il y avait fait une entrée médiatiquement remarquée. Malgré son style provocateur déjanté, un brin racoleur qui a fait son succès littéraire, il s’est fait étriller par la critique. Le cynisme débridé de «Rester Normal» -premier du nom- n’a globalement pas plu mais il a bien marché. Probablement une bonne raison pour les deux auteurs de remettre le couvert. Mais cette fois, pas de chute improbable, pas de rebondissements majeurs, pas de suspens, même mineur, juste de la dérision sur fond de chronique mondaine et snobinarde. L’idée originelle valait le coup. Cette fois, l’intérêt général n’est pas vain mais il s’amenuise.

Beigbeder signe une satire à boulet rouge sur la nouvelle jet set azuréenne, carré V.I.P de tous les excès, de toutes les extravagances. Témoin privilégié de son temps, il s’est offert un week-end de travail sur place, pour repérer les lieux et disséquer ses résidents estivaux. Il en a tiré une pléiade de situations rocambolesques, par essence caricaturales et d’expressions mesquines invraisemblables. Il en fait ici une compilation et c’est bien ce qu’on lui reproche. Pas vraiment de structure, une simple succession de clichés, limite de gags. Bertrand s’est contenté de croquer, sans jouer, ou pas assez, son rôle de garde fou. Il a accompagné le délire, visiblement commun, jusqu’au bout, sans malheureusement se soucier de la cohérence finale, de son impact. A l’évidence, Rester Normal à Saint Tropez passera, comme le premier mais puissance 10, pour un tissu de décadence et de luxure -où la Femme n’est qu’un cul- de vulgarités grossières, outrancières et mercantiles au lieu d’être sous pesé pour ce que ça vaut, un bouquin léger et comique.

Frustré par la claustrophobie de son scénario dans les cases gracieuses de Philippe Bertrand, Beigbeder n’a pu s’empêcher de préfacer ce tome 2, histoire de mettre davantage sa patte? Ou par soucis de justifier l’immoralité en cascade que l’on s’apprête à lire ? D’annoncer en gras et en lettre capitale qu’il ne s’agit là que d’humour au dixième degré, d’exagération d’une réalité qu’il ne cautionne pas forcément. Rester normal est la preuve qu’avoir un énorme potentiel ne conduit pas inéluctablement à la réussite.

Nicolas
16 Juin 2004

Agrandir la couverture de Rester normal T. 2

Scénariste F. Beigbeder
Déssinateur P. Bertrand
Coloriste P. Bertrand
Editeur : Dargaud
Juin 2004 - 48 Pages


A commander


De Bertrand P. :

  • L' Amour cash
  • Le Montespan

  • La planche
    © 2004 F. Beigbeder, P. Bertrand - Dargaud

     

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    3 avis :

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    19 Décembre 2004


    Si j'avais aimé le 1°tome, je trouve que ce 2°tome est complétment raté: absence de scénario, absence de critque
    nv

    21 Juin 2004


    Je n'ai pas lu le premier tome et je ne suis pas forcement un fan de Beigbeder (pour tout dire, l'auteur m'est sympathique mais le personnage public me laisse parfaitement froid).
    Celà dit, j'ai beaucoup apprécié "Rester Normal à St Tropez.
    Parce que ça recoupe exactement ce que j'en pense. Donc ça me satisfait.
    Ca devient un peu cliché de dire "tout les mecs riches ont le pouvoir de tout faire mais ne font finalement pas grand chose". Les problèmes des riches sont finalement des problèmes de riches et de personnes d'autre. Moi, par exemple, je suis juste assez riche pour m'acheter des BD et essayer de construire un avenir pas trop sombre. Ici le héros est pété de thunes (qui puent d'ailleurs), ne sait pas quoi en faire sinon encore plus de thunes, est à la recherche de reconnaissance mais ne reçoit que de la crainte. Finalement, les "riches" que l'on nous dépeint sont, et c'est voulu et parfaitement fait, les gens les plus pitoyables que j'ai vu. Cette quète de reconnaissance est doublé de la quète des arrivistes ; toutes les poules de la basse-cour, n'ayant rien d'autre pour objectif que le confort, le luxe et qui renonce pour celà à l'amour propore et à l'intégrité, qui ne peuvent plus réfléchir, de peur de se rendre compte que tout ce pour quoi ils-elles se battent, ce n'est que du vent. A rapprocher un peu d'"Intolérable Cruauté" des frères Cohen. Bref, St Tropez n'est plus Glamour mais Grascul. On n'y reve plus, on y cauchemarde chaque nuit, chaque journée. C'est décadent au delà de tout.
    ALors aprés, la décadence, on aime ou on aime pas. Chacun ses choix. Mais j'aime pas.
    Par contre, merci à la BD, elle m'a réconforté. Au moins, on peux constater les choses, même si on ne peux pas y faire grand chose.
    Et elle fait quelque chose : elle accuse.
    Gwen

    17 Juin 2004


    Agréable à lire et à regarder
    Divertissant
    Du grand Beigbeder & Bertrand
    J'adore
    P-NICOL
    Nick

     

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