Tony Corso, le privé le plus célèbre de Saint-Trop. est engagé par la ravissante – et toute nouvelle – “Comtesse” Volodine : elle lui demande de retrouver Ricci Caponi, un “ami très cher” à elle, disparu depuis quelque temps. Pour l’occasion, il devra faire équipe avec l’homme de confiance de la belle, le peu disert et peu engageant Lazlo. Une perspective qui ne ravit guère le détective. Mais pour 50.000 euros, on se résout facilement à ne pas poser de questions… En attendant de trouver les réponses !
Olivier Berlion, dessinateur talentueux souvent associé au scénariste Eric Corbeyran (Lie de Vin, le Cadet des Soupetard), avait entamé sa “carrière” d’auteur complet avec la série Histoire d’en villes aux éditions Glénat. Déjà un polar mais d’un genre un peu différent : il se déroulait loin des paillettes et du strass, dans un des quartiers plutôt populaires de Lyon, sur un cycle de trois albums.
Tony Corso s’inscrit dans un format (enquête bouclée en 56 pages) et dans un contexte plus propice à toucher le grand public. Le propos d’Olivier Berlion y a légèrement perdu en profondeur et en humanité ce qu’il a gagné en vivacité et en flamboyance. Malgré un environnement très tape-à-l’œil, le jeune auteur réussit à préserver un peu d’épaisseur à ses personnages et une certaine originalité à son enquête.
Pour la première fois, Olivier Berlion confie à un autre le soin de mettre ses planches en couleurs, en l’occurrence Christian Favrelle. Ce dernier capte parfaitement la lumière du Midi. Mais ne parvient quand même pas à nous faire oublier la sensibilité, la chaleur et le modelé des peintures jadis utilisées par Olivier Berlion, en particulier sur les visages.
Gageons que cette série très “Jet Set” permettra – et c’est sans doute son objectif – de placer sous les sunlights les indiscutables talents de cet encore jeune auteur !