Les Contes du 7ème souffle T. 3
Ayatsuri
Pinocchio par le bout du nez
Daisuke désire comprendre comment son père est mort. Et surtout si, comme le prétend la rumeur, il a fini en lâche, ternissant durablement le nom de sa famille. Le ronin et ses amis se rendent donc dans la région où le drame se serait déroulé. Et se retrouvent bientôt confrontés à Kazan’, un impitoyable chef de brigands qui prétend être le meurtrier de l’indigne géniteur.
La réussite de certains ouvrages tient du miracle : une alchimie entre deux auteurs, un savant dosage entre des qualités souvent incompatibles, un périlleux donc précaire équilibre. C’était le cas des deux premiers tomes des Contes du Septième souffle. Mais les miracles ne se reproduisent pas éternellement… Ce nouvel opus n’est certes pas indigne de ses prédécesseurs. Mais il lui manque l’étincelle divine. Là où la parenté des précédents scénarios avec Blanche Neige ou Barbe bleue surgissait soudain comme une amusante évidence, celle d’Ayatsuri avec Pinocchio semble plus tirée par les cheveux, téléphonée avec une baleine qui semble bien superfétatoire. Certes la quête de Daisuke – savoir si son père est mort en traître – se trouve en butte au mensonge mais le lien avec la marionnette italienne ne va pas beaucoup plus loin.
Le dessin sublime d’Hugues Micol se fait encore plus noir qu’à l’habitude, un peu moins lisible. Du coup, les couleurs de Véronique Dorey alias Ruby jouent moins aisément le rôle d’éclairage qu’elles tenaient dans les précédents rôles. Des petits riens, peut-être subjectifs, qui empêchent ce troisième tome d’atteindre le degré de perfection qu’on est en droit d’attendre de cette série et de ses auteurs.
Vincent
19 Mai 2004
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E. Adam
H. Micol
Ruby
Editeur : Vents d'Ouest Collection : Equinoxe Mai 2004 - 56 Pages
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