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Largo Winch T. 13
Le Prix de l'argent
Largo Winch altermondialiste !
Sur un plateau de télé, Largo Winch se retrouve confronté au directeur d’une usine que son groupe est en train de délocaliser en Europe de l’Est. Stupeur du milliardaire qui se sent pris au piège, n’étant pas au courant de l’affaire. Et quand cet homme met tragiquement fin à ses jours en direct devant les caméras, Largo se retrouve éclaboussé au propre comme au figuré. Se rendant sur place pour assister aux obsèques du défunt, il est violemment pris à partie par les ouvriers licenciés. Et apprend de la comptable que l’entreprise a toujours été, selon ses chiffres, bénéficiaire. Alors pourquoi les chiffres du siège font-ils apparaître une perte ? Et où est parti le directeur financier disparu après avoir emporté ou détruit tous les éléments comptables ?
Voir Jean Van Hamme jouer le procureur dénonçant les affres de la mondialisation et des magouilles financières est un réel plaisir : cette BD en dit plus long sur les trucages de bilan, les provisions pour restructuration permettant de mettre l’entreprise dans le rouge et de justifier ladite restructuration (le serpent se mord la queue !), les dérives de l’usage des stocks-options permettant un enrichissement sans risque… On ne peut qu’applaudir cette œuvre de vulgarisation doublée d’un pamphlet comme on aimerait en trouver plus souvent trace dans la presse.
Mais voilà, il y a Largo. Et là, ça passe mal. Largo qui est blanc comme neige, pas au courant et qui, redresseur de torts va faire payer aux méchants les horreurs faites à ses pauvres ouvriers. L’ambiguïté du personnage m’exaspère. Milliardaire mais simple, patron omnipotent mais pas au courant. Si la fermeture d’une usine lui paraît un événement important, il n’a qu’à expliquer à ses collaborateurs qu’il tient à ce qu’on l’informe de toute décision en ce sens. S’il ne sait pas mettre en œuvre les procédures d’alerte adaptées, tant pis pour lui ! Qu’il assume, il n’a qu’à pas passer son temps à se bronzer le nombril au soleil !
Que pour une fois Largo Winch se pose des cas de conscience sur sa propre destinée, sur l’ambivalence de sa position ! Là, le propos deviendrait réellement intéressant. Jean Van Hamme est parfaitement capable de mener un tel scénario. Mais ce ne serait pas un Largo Winch frétillant, sautant de droite et de gauche, courtisant la veuve et l’orpheline. Et il ne faut pas risquer de déplaire au public du séduisant Bachelor idéal !
Dans Bandes Dessinées Magazine, Van Hamme confie être plus fier de certains one shot au succès mitigé que de certaines séries vedettes. Comme on le comprend !
Vincent
02 Juin 2004
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J. Van Hamme
Francq
M. Alluard
Editeur : Dupuis Collection : Repérages Juin 2004 - 48 Pages
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 © 2004 Francq, M. Alluard, J. Van Hamme - Dupuis
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07 Novembre 2008
Tyler87
04 Fevrier 2007
Raleur
28 Mars 2006 Bien que multimillairdaire, Largo Winch n'est pas à mettre dans le même panier que tous les requins de la finance; c'est ce que veut nous montrer cet album qui place Largo dans la situation du patron qui s'apitoie sur le sort de ses employés injustement licenciés et va réellement essayer d'y remédier. Cela commençait très fort: Largo Winch participait à une émission en direct "le pouvoir de l'argent", lorsqu'un petit patron du Montana, dont l'entreprise avait été rachetée par le groupe Winch, se suicide en direct en accusant Largo de licencier des employés américains pour gagner plus d'argent en décentralisant ses usines en Tchèquie. Une nouvelle fois, Largo va montrer son grand coeur, mais les pires choses s'enchaînent pour lui car Simon et Kaplan l'abandonnent...amitiès et argent ne font pas toujours bon ménage ! Tout cela est bien réalisé, bien dessiné et fidèle à la philosophie du héros imaginé par l'auteur ! La cotation n'est que de trois étoiles car un gars comme Largo ne commettrait pas l'erreur de prendre en main l'arme qui a servi à tuer la vieille Bukowski et fuir devant la police en la tenant bien serré ! Dommage ! davidson
04 Janvier 2006
Morti
03 Janvier 2006 C'est une bande dessinée passionnante qui mèle un peu de tout et qui parle de problèmes actuelles comme la toute puissance des actionnaires au sein des entreprises. J'ai adoré cet album et tous les autres. cyrus
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