Sous la peau, le serpent
Elle a le regard qui tue
Mélusine est encore une enfant, mais d’elle se dégage un magnétisme et une maturité qui l’assimilent fréquemment à une femme. De cette ambiguïté première en découlent d’autres, nombreuses, qui ont pour effet que Mélusine est toujours décrite, quel que soit l’interlocuteur, comme un être à part, aimant ou malfaisant, tendre ou cruel… mais au comportement inéluctablement changeant. Qui est-elle vraiment ? Comment la cerner ? Et pourquoi les morts fleurissent autour d’elle ?
Composé principalement d’entretiens avec des personnes qui connaissent Mélusine, cet album pose dès le départ la question du point de vue. De la même façon, il nous plonge dans une relecture d’un mythe médiévale et dans sa transposition dans notre époque contemporaine. Chaque partie est séparée par des dessins évoquant ceux du Moyen Âge, procédé qui singularise encore davantage cet album et accentue sa poésie macabre. Celle-ci est également véhiculée par le dessin vif et très coloré de Pierre Wachs qui rend parfaitement visible l’aspect reptilien et venimeux de son héroïne. Sous la peau, le serpent est résolument un album surprenant et troublant qui ne peut laisser indifférent.
Boris
16 Juin 2004
|
Domnok
P. Wachs
P. Wachs
Editeur : Glénat Collection : La loge noire Fevrier 2004 - 64 Pages
|