Fukamachi revient au Népal et reprend sa recherche du mystérieux coureur de montagne Habu Jôji et de l'appareil photo de l'expédition Mallory de 1924. La découverte du mythique alpiniste japonais conduit à une poursuite endiablée pour récupérer l'appareil photo. Les destins se dénouent mais de nombreux mystères demeurent.
Dans ce troisième album, Jiro Taniguchi change de registre. La découverte de l'univers et de la passion de l'alpinisme au travers de destins fictifs ou réels d'alpinistes emblématiques cède la place à un récit d'aventure plus classique. La note sentimentale avec la présence de Ryôko et la découverte de certaines curiosités de la société népalaise enrichissent une histoire davantage fondée sur l'action et les rebondissements. L'ambiance majestueuse de la montagne hymalayenne dont la présence écrasait les précédents tomes s'atténue et les personnages reprennent le centre du récit dans une véritable enquête.
Il en sort un plaisir de lecture différent mais toujours présent.
On s'étonne un peu que cet album est reçu un prix à Angoulème en 2005 pour son dessin. Le graphisme de cette série n'est pas forcément le plus abouti par rapport à d'autres oeuvres de Taniguchi. Tout efficace et envoûtant qu'il soit, le dessin use (et abuse ?) des photos de paysages retravaillées. Ce choix conduit parfois à un manque d'homogénéité graphique de certaines planches. Si on parle du seul dessin, les séries plus intimistes de Taniguchi me semble bien plus réussies.
Quoiqu'il en soit : une série à lire. Pour un autre voyage à Katmandou.
Cet album a un rôle un peu particulier dans la série; la montagne n'y tient plus le premier rôle, car ce sont les personnages qui reprennent le dessus. On découvre un pan caché de la vie du taciturne Habu . Ryôko comprendra également qu'elle doit tourner la page , ce qui ravira le jeune et timide Fumakachi. L'appareil photo est toujours un élément décisif de l'histoire mais il est bien difficile à retrouver. L'histoire rebondit sans cesse sur des faits nouveaux , ainsi que sur des personnages surprenants comme le fameux Gurkha. C'est cet album qui a été primé à Angoulêmes pour la qualité de ses dessins, mais cela aurait aussi bien pu être les deux précédents comme les deux suivants car la qualité est là depuis le début de l'aventure. Si vous n'aimez pas les mangas, c'est le style d'album qui pourrait vous faire changer d'avis. davidson
20 Septembre 2005
S’il y a une chose qu’un japonais ne supporte pas, c’est qu’on lui pique son appareil photo!
Fukamachi retourne donc au Népal, bien décidé de retrouver le mystérieux appareil photo et le mythique grimpeur japonais Habu Jôji, ainsi que son sherpa.
Ce troisième tome s’éloigne donc de la montagne pour plus se diriger vers le polar avec l’enlèvement de Ryôko comme ultime rebondissement. Taniguchi laisse de côté l’alpinisme pour mieux se consacrer aux sentiments des personnages principaux, tout en s’intéressant à la culture népalaise. yvan