Redhand T. 1
Le Prix de l'oubli
Homme sous influence
Pourchassés par une bande de Kiotha esclavagistes, Bioka, Kotar, Ator et leurs compagnons se
réfugient au coeur de la montagne, dans une fissure qui cache les vestiges d'une civilisation
disparue. Dans la Demeure des Anciens, les fuyards espèrent trouver une issue secrète qui
les fera échapper à leurs poursuivants. Leur course les amène jusque dans une cavité qui abrite des
capsules de survie endommagées dont leurs occupants paraissent comme momifiés. Une seule d'entres
elles est intacte. Dans la bousculade qui accompagne l'arrivée des Kiothas, Ator réactive
accidentellement le dernier caisson. Cette maladresse va les sauver car cet homme qui se réveille
se révèle être un redoutable guerrier.
Le dernie Kiothar éliminé, le groupe ramène leur sauveur au village. Ils lui donnent un nom,
inspiré par les récents combats : Redhand. Mais rapidement la crainte s'installe envers lui dans la
population : Redhand est insensible à la parole des Dieux. Plus encore, une prophétie annonce
l'arrivée d'un homme sans passé et sans Dieu, un déicide. Redhand n'est plus le sauveur, il est
celui par lequel la menace arrive, celui qui sait sans avoir jamais appris, celui qui n'a aucune
crainte, celui qui n'a aucune croyance. Autant dire, un démon !
Les temps sont ainsi faits que les civilisations se succèdent depuis des millénaires. A l'apogée
succède la déchéance et les civilisations disparues se couvrent peu à peu de poussière pour voir
renaître d'autres mondes fondés sur les ruines des précédents. Redhand fonde son propos sur le
réveil d'une civilisation disparue à travers l'un de ses membres. Sans passé ni avenir, il semble
porté par un indestructible instinct de survie. Mais si Redhand se transforme en tueur sanguinaire
et froid lorsque sa vie est en danger, il semble naturellement plus porté vers des activités
pacifiques et qui élèvent l'âme. Le dessin d'Alberti donne à ce personnage ambivalent toute son
épaisseur, alternant les cadrages serrés sur les scènes de combat à grand renfort d'hémoglobine et
de larges plans plus paisibles pour les scènes dans le village. Le crayonné élégant et très
figuratif d'Alberti illustre précisément le lyrisme du propos de Busiek. Entrez dans l'univers de
Redhand, un monde où le Messie serait un guerrier et n'obéirait à aucun Dieu...
Isa
14 Juillet 2004
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K. Busiek
Alberti
Editeur : Humanoïdes Associés Juillet 2004 - 48 Pages
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