Journal d'un défaitiste
Naissance d’un reporter BD.
Joe Sacco aime le rock. A ses débuts de dessinateurs, il a même suivi un groupe de musiciens tout au long de leur tournée européenne. Eux jouaient, lui vendait des tee-shirts à leur effigie. De cette expérience, Joe Sacco a tiré une de ses premières bandes dessinées autobiographiques. A la même époque (1987 à 1990), il composait également des portraits au vitriol, maniait la dérision avec facilité.
Puis, en 1990, avec Plus de femmes, plus d’enfants, plus vite, un recueil de souvenirs de Carmen Sacco à Malte pendant la guerre, on sent émerger la veine documentaire et biographique qu’il creusera ensuite dans Gorazde et Palestine.
Le chapitre suivant, consacré à la première guerre du Golfe, Comment j’ai aimé la guerre, est plus centré sur Joe Sacco lui-même et ses réactions face au conflit, l’attirance répulsion qu’il éprouve vis à vis de ces drames humains et de ces images spectaculaires. Le récit marie analyse, autobiographie, humour et cynisme de façon saisissante.
C’est pour ces deux histoires que vous devez lire ce Journal d’un défaitiste. Le reste du livre est intéressant à survoler car il montre la construction d’un auteur. Mais seuls ces deux chapitres sont incontournables.
Vincent
06 Octobre 2004
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J. Sacco
J. Sacco
N&B
Editeur : Rackham Aout 2004
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