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Kochka T. 2
Mambo
Fuir vers le Mexique
Dans les rangs de l’armée sudiste, Sanders Moulinet ne se sent pas l’âme guerrière et préfère déserter. Parti dans les bayous, il ne doit son salut qu’à sa rencontre avec le chasseur Eoin et avec Michka, une danseuse russe dont il tombe immédiatement amoureux. Comme Sanders est le rejeton d’un riche industriel, il ne tarde pas à se retrouver poursuivi par de peu recommandables chasseurs de prime – des membres de brigades anti-désertion ayant trouvé là de quoi arrondir leurs fins de mois – qui ont convaincu son père de leur cracher 50.000 $ s’ils ramenaient le fuyard vivant et effaçaient sa désertion des registres.
Une autre bande, emmenée par le grand-père de Sanders, tente d’être la première à retrouver le jeune homme pour l’extirper du bourbier ambiant. D’autant que les troupes nordistes ont débarqué à La Nouvelle Orléans et que les combats entre sudistes et nordistes font désormais rage dans le bayou.
Avec Brrémaud au scénario, on est sûr de ne pas s’ennuyer. Il a l’art de composer des intrigues retorses à souhaits, où les rebondissements sont foison et les destins s’entrechoquent. Et n’oublie jamais d’assaisonner le tout d’une bonne dose d’humour noire et d’hémoglobine. Avec Bruno Duhamel – qui, outre les dessins, cosigne le scénario – il a trouvé le partenaire parfait tant on sent que l’un et l’autre partagent ce mauvais esprit, ce refus du politiquement correct qui mènent au trépas nombre de personnages et ménagent au scénario d’imprévisibles péripéties.
Malheur à qui s’aventurera dans ce second tome sans avoir lu – et si possible récemment – le précédent. La multiplicité des protagonistes, des intrigues réclament du lecteur une attention de chaque instant. S’il est un reproche qui peut être fait aux auteurs de Kochka, c’est bien celui de ne pas suffisamment chercher à donner au lecteur le maximum d’indices pour lui permettre de se repérer, de suivre leur récit sans craindre de s’y perdre aussi définitivement que dans le bayou.
Les dessins de Bruno Duhamel sont vifs, nerveux, son découpage rythmé et spectaculaire. Il n’hésite pas à multiplier les cases par page. Ses personnages sont expressifs et composés d’un trait aussi adroit qu’original. Ajouté à cela des couleurs en à-plats finement composées, vous obtenez un des dessinateurs les plus prometteurs de la jeune génération.
Kochka est une bonne série d’aventure implacable relevée d’une pointe d’humour. Elle est juste très exigeante envers ses lecteurs !
Vincent
10 Novembre 2004
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F. Brrémaud, B. Duhamel
B. Duhamel
B. Duhamel
Editeur : Paquet Septembre 2004 - 64 Pages
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 © 2004 F. Brrémaud, B. Duhamel - Paquet
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04 Juin 2007
rampokan
16 Novembre 2004 D'un esthétisme chiadé, avec un poil de délire scénaristique et une pointe de réelle intelligence Kochka a tout pour séduire ! Moi, je suis séduite ! Les images sont très composées et donnent une étonnante impression de mouvement et d'action... c'est comme un film ! Les personnages ont tout pour être attachants, ils sont quelquefois un peu raccoleurs (comme le grand père, un peu "facile" à mon goût). Surtout, c'est drôle et exigent, et, la j'adore réellement !
Diane |
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