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Travis T. 6.2
Topkapi
Quand Vlad s'en mêle
Vlad Nyrki est dans de sales draps : il ne lui reste plus qu'une dose de nanomachines
- ce qui équivaut pour lui à une espérance de vie d'une semaine - et si Pacman n'a pas
sa dose personnelle sous 48 heures, ses artères vont irrémédiablement se boucher pour
une issue rapide et fatale.
Il vivent à Istanbul depuis 6 mois, ils gagnent maigrement leur vie avec une activité
cette fois tout ce qu'il y a de légal, et chaque mois ils vont acheter les doses qui
leur accordent encore un répis. Mais cette fois, leur vendeur de nanomachines ne leur
cédera la précieuse dose que s'ils acceptent une mission qu'il qualifie lui même de
hautement dangereuse, mais aussi très lucrative.
Vlad refuse la proposition, alors Anna Carlsen peut se manifester. La jeune femme ne
voulait pas approcher les deux hommes sans être sure qu'ils avaient bien
définitivement abandonné le milieu du crime. Elle apporte avec elle une dose pour
Pacman. Mais alors que nos trois personnages entament leurs retrouvailles, ils sont
projetés au sol par une violente explosion puis assaillis par une bande armée et ...
déterminée. Après un rapide combat ils réussissent à s'échapper. Après quelques
questions posées au bon interlocuteur, Vlad apprend que c'est Vitruvia, le géant
mondial du Bâtiment qui est derrière ces derniers évènements. En toile de fond, il n'y
a rien de moins que la possessions des lieux classés d'Istanbul volés par les
multinationales lors de la reconstruction de la ville 12 ans auparavant. Vitruvia, la
même société que celle qui s'apprêtait à raser le Hameau des Chênes au tome
précèdent.
Fred Duval a osé ! Il nous a concocté un tome de Travis où le héros titre n'occupe
qu'une seule case, et ceci sur la dernière planche ! Mais cette figure de style
scénaristique a l'immense mérite de laisser la vedette à Vlad, tueur à gages repenti
du premier cycle.
A travers Vlad et Pacman, on découvre les maux provoqués par l'utilisation des
nanomachines pour compenser les défaillances du corps humain. Après avoir été brisé en
milliers de morceaux et laissé en état végétatif par la chute d'escalade dont il avait
été victime, Vlad a pu être rescussité par une intervention hyper complexe
d'implantation de nanomachines dans le corps. Ces mini robots lui ont offert plus que
la survie, ils ont décuplé ses capacités physiques. Mais cette résurection a un prix,
celle de la dépendance à une injection régulière d'un cocktail de nanomachines
spécifique. Autant dire que la survie de Vlad est sans arrêt compromise.
Certes, on peut espérer que l'avenir ne nous entraînera pas sur des pentes aussi
dangereuses, mais il faut bien reconnaître que les débats actuels sur le clonage ou
les manipulations génétique touchent un peu la chimère de l'immortalité. Alors pourquoi
ne pas imaginer injecter des nanomachines ? D'autant que le désengagement des Etats en
matière de recherche scientifique (rappelez-vous le récent mouvement des Chercheurs
français) laisse craindre que les avancées les plus audacieuses mais probablement
aussi les plus discutables ne se produisent dans le cercle très privé des grands de ce
monde.
Après la rupture avec le héros, notons également pour ce tome l'évolution de
l'ambiance graphique de la série. Quet maintenant assure le story board pendant
qu'Alizon a repris les pinceaux pour un dessin très fidèle à l'esprit d'origine et où
l'épaisseur des contours des personnages crée comme une profondeur de champ dans
l'image. Alizon complète son travail par une mise en couleurs à la fois chaude et
tonique qui donne à ce tome un petit air de manga. Une BD d'action survitaminée quoi !
Isa
15 Septembre 2004
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F. Duval
L. Alizon, C. Quet
L. Alizon
Editeur : Delcourt Collection : Neopolis Septembre 2004 - 48 Pages
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 © 2004 L. Alizon, F. Duval, C. Quet, P. Schelle - Delcourt
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04 Janvier 2006
Raleur
17 Novembre 2004 Nettement en retrait par rapport aux autres albums de la série et notamment ceux du premier cycle, cet album est une déception. La bonne idée était de réserver un tome complet au personnage de Vlad et de développer les relations entre les personnages. Malheureusement le scénario est bien creux et surtout prétexte à des scénes d'actions qui en définitive font peu avancer l'histoire. Quant au changement de dessinateur, s'il offre pour l'éditeur l'intéret d'une publication rapprochée, il dénature l'unité graphique de la série. (personnages figés, décors inexistants, couleurs aggressives) En espérant que le prochain tome redresse la barre et que Delcourt revoie sa politique commerciale. sakharine
30 Septembre 2004 Tome aussi bon que le précédent, de plus axé sur le tandem Vlad-Pacman qui nous permet de voir comment ils s'en sortent malgré leur dépendance. Le seul point noir de ce tome, c'est le changement de dessinateur.les graphismes d'Alizon sont plus tourné vers le style manga "longiligne" surtout au niveau des mains et par le manque de détails. Sans doute l'habitude du graphisme de Quet. A part cela très bon tome, la suite dans 1 an van |
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