L' Ennemi T. 3
Démon
Ensorcelés par la complaisance
À la fin du tome précédent, la jeune criminologue Yasmine Giggs est condamnée à trente ans de prison pour des faits qu’elle n’a manifestement pas commis. Nous la retrouvons ici incarcérée, malmenée par la surveillante-chef qui ne supporte pas qu’elle résiste à ses avances. Au même moment, une fillette assassine dans son lit un homme qui n’est autre que le père de la surveillante-chef et elle déclare s’appeler… Yasmine Giggs !
Malgré quelques petites réserves, je mordais volontiers à l’hameçon des deux tomes précédents de « L’ennemi », thrillers occultes particulièrement efficaces. Ici, les auteurs ont manifestement voulu ajouter un nouvel ingrédient : du sexe, version glauque et malsaine. Nous avons ainsi droit, dès les premières pages, à des scènes d’une complaisance absolue. Cela n’apporte rien à l’histoire, au contraire, ça la dessert totalement. Cette série étant déjà particulièrement macabre, elle n’a pas besoin d’un tel élément gratuitement glauque au point d’en devenir risible. Ainsi, toutes les scènes avec la surveillante-chef sont prévisibles, grotesques et elles contaminent les pages suivantes. À la lecture de cet album, dire que la déception est au rendez-vous est un doux euphémisme !
Boris
29 Septembre 2004
|
T. Robberecht
A. Pagliaro
C. Pancini
Editeur : Casterman Collection : Ligne Rouge Septembre 2004 - 46 Pages
|