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Gilgamesh T. 1
Le Tyran
Le tyran et son double opposé.
Le Roi Gilgamesh est un tyran. Sa force sans égale lui permet de dominer ses sujets et d’imposer sa loi, aussi cruelle et injuste soit-elle. Ainsi, par exemple, le souverain a le droit de faire sienne toutes les futures épouses du Royaume. Si bien que les Dieux finissent par entendre la plainte du pasteur d’Uruk : « Ô, Dieux, ne laissez pas ce tyran opprimer son peuple, empêchez-le de vous offenser chaque jour par ses excès, indignes de vous représenter sur terre. » La déesse Aruru, celle qui façonna l’Humanité, est donc chargée de créer une réplique à Gilgamesh, « capable de se mesurer à lui. Qu’ils rivalisent et Uruk retrouvera la paix. » Ainsi « fut pétri le plus puissant des colosses, (…), le pelage abondant pour tout vêtement (…) ignorant tout de la civilisation et des êtres humains. » Le jour tant attendu par les Dieux de la confrontation des deux forces de la nature vint bientôt. Mais l’issue ne fut pas celle espérée.
La légende du Roi Gilgamesh est l’une des plus anciennes légendes connues : elle remonte à l’époque mésopotamienne. Son adaptation BD est des plus réussie. En feuilletant le livre, on lui trouve un air de parenté avec La Nuit de l’Inca, paru récemment dans la même collection et qui lui aussi mettait en scène un mythe ancien. Normal, le dessinateur est le même.
Mais le traitement scénaristique en est quasiment opposé. Là où Fabien Vehlmann avait choisi d’user d’un ton quotidien, d’une langue moderne pour désamorcer les mystères de La Nuit de l’Inca, Gwen de Bonneval (ami de Fabien Vehlmann dont il dessine des scénarios de Samedi et Dimanche), lui au contraire, préserve toute sa puissance à la légende, s’appuyant sur la nature “extra-ordinaire” de ses deux principaux personnages. Sans pour autant négliger l’aspect humain de son épopée avec en particulier une relation entre les deux surhommes toute pleine de finesse.
Le dessin de Franz Duchazeau s’adapte aussi facilement à un parti pris qu’à l’autre. Son dessin aux formes proches de la ligne Blain – Sfar, se singularise toutefois par son usage quasi systématique et original des hachures. Il réussit à donner consistance à chacun de ses personnages, à chacune de leur émotion et à rendre crédible la formidable puissance des deux héros.
Loin des soubresauts des mauvaises histoires d’heroïc fantasy, Gilgamesh est une œuvre qui exploite au mieux toute la puissance de la mythologie. Une réussite.
Vincent
13 Octobre 2004
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Gwen
F. Duchazeau
Walter
Editeur : Dargaud Collection : Poisson Pilote Octobre 2004 - 46 Pages
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 © 2004 F. Duchazeau, Gwen, Walter - Dargaud
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31 Octobre 2004 Malgré mon désintérêt total pour tt ce qui est mythologique la BD a réussi à \\\"m\\\'accrocher\\\", je l\\\'ai lue avec bcp de plaisir. Le dessin est simple mais soigné, il ne se perd pas en détails comme on n\\\'aurait pu le craindre pour une BD de ce genre
dadou
14 Octobre 2004 L'idée d'adapter en BD la plus ancienne oeuvre littéraire connue était originale, et les auteurs ne s'en tirent pas trop mal ; cependant, ayant lu le texte original de la légende, je trouve que l'histoire passe très mal en bande dessinée. De plus, je n'ai pas accroché au dessin, lisible mais trop simple et peu détaillé. LeLorrain |
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