Comment doit-on appeler celle avec qui l’on vit quand on n’est pas marié ? Amie ? Ca fait animal de compagnie. Copine ? Ca fait provisoire. Compagne ? Ca fait vieux.
Comment faire pour inquiéter son homme ? On peut évoquer d’anciens amants, prononcer des « rien, rien… » à tout bout de champ, hésiter en parlant ou carrément se taire. Mais attention à ne pas se laisser prendre à son propre piège…
A quels risques de déception est-on exposé lors d’un premier rendez-vous amoureux ? Comment supporter celles que l’on dit gentilles et qui sont en fait exaspérantes ? Quel est l’intérêt de porter des lunettes noires ? Autant de questions, dignes d’un magazine féminin, dont vous découvrirez les réponses en lisant Je veux le prince charmant !
Elle est plutôt gonflée, Hélène Bruller. Oser déclamer qu’elle cherche le prince charmant alors qu’elle est tout de même supposé l’avoir trouvé en la personne de Zep. Un auteur à succès, proche des enfants, non dénué de talent, possédant une certaine éthique… Pas trop mal comme prince charmant version 21ème siècle, non ?
Je sais, on n’est pas censé faire dans le “people” à BDSélection. Mais bon, la proximité d’Hélène Bruller avec le créateur de Titeuf est déjà bien connue des lecteurs : Le Guide du zizi sexuel était l’œuvre commune des deux artistes et ces derniers n’ont pas fait mystère de leur relation intime dans l’interview qu’ils ont accordé au magazine Bo Doï. Dans ce même magazine, on apprenait également qu’Hélène Bruller était la petite-fille de Vercors qui, en plus d’être un romancier célèbre (le fameux Silence de la mer), avait été avant guerre un précurseur du neuvième art.
Hélène Bruller a donc tout a priori tout (ascendants, entourage, réseau…) pour réussir dans la BD. Pourvu que le talent soit également de la partie. Et il l’est ! Ses portraits de femmes, sa mise en scène des petits ridicules de l’homme, de la femme et surtout des deux ensembles font très souvent mouche. C’est enlevé, (im)pertinent, drôle.
Par contre, cela n’apparaît pas très original. Tout, dans cet album – jusqu’au choix des couleurs pour les cartouches de texte – rappelle Les Déjantées de l’argentine Maïtena. Quand on en est à ce point de proximité avec un auteur, je trouverais juste que celle-ci soit au minimum citée ou remerciée…
Pour autant, je dois avouer m’être davantage amusé à la lecture de Je veux le prince charmant qu’à celle de son modèle : les histoires sont plus souvent enchaînées donc moins souvent la juxtaposition d’exemples. On s’attache également davantage au personnage principal puisqu’il est récurrent et représente l’auteur elle-même. Elle fait d’ailleurs fait preuve à ses dépens d’une autodérision des plus féroces !
Futile – comme un magazine féminin ? – mais plutôt bien vu.
Découverte grâce à une amie, cette BD est un vrai moment de plaisir tant il est drôle. Même si cet album peut paraitre uniquement dédié à la gante féminine, il n'en ai pas moins à découvrir par tous. Hélène Buller joue de l'auto dérision avec adresse et s'en prend aux hommes (enfin surtout le sien) avec bonheur et tendresse. En tant qu'homme, j'ai vraiment beaucoup apprécié ce regard humoristique et caustique sur la vie de couple... A lire avec plaisir... Donlope
29 Mai 2007
J'adore trop trop trop !! C'est si vrai !!!! Laura
06 Janvier 2007
j'adore cette bd et les autres aussi!!!à lire absolument!!! fatou