Marshall T. 3
Litanies vespérales
Difficile transition
Tetsu, Hisaya et les clones réussissent à échapper aux griffes de Irioki et ses sbires femelles envoyées par Sakuran. Ils doivent contacter les hommes de la Toile, des hommes rebelles au pouvoir. Mais dans la cité, les supers pouvoirs des clones semblent totalement anihilés. Les rôles doivent s'inverser, ce sont les humains qui veilleront sur les splendides créatures inventées par le vieux maître Ayashi.
Pendant ce temps, Ayashi continue ses recherches dans les bibliothèques du pays. Mais les hommes de Sakuran finissent par le démasquer et le capturer. Ligoté avec ses compagnes cybernétiques, il assiste horrifié au démembrement de ses créatures.
De leur coté, Kamina et Jiru sont finalement arrivés dans le territoire interdit. Ils découvrent un immense univers industriel d'où Sakuran pourrait bien tirer les ressources qui font son pouvoir.
C'est avec plaisir que j'attendais ce nouveau développement des aventures des Marshall. En parcourant la couverture, je me suis bien rendue compte qu'il y avait du changement, les pinceaux de Tello malheureusement décédé trop tôt étaient repris par Ruiz Velasco. J'ouvre l'album et suis évidemment séduite par l'illustration de la page titre. Mais voilà... dès la première planche, c'est la panique : qui est qui ? qui fait quoi ? je ne reconnais et ne comprends plus rien à ce que je lis ou je vois.
Le dessin de Velasco est très éloigné de celui de Tello, il a repris quelques signes distinctifs de l'habillement des personnages qui permettent de les reconnaître, mais cela n'a pas été suffisant pour que je reprenne facilement contact avec eux. L'effort que j'ai du fournir sur les personnages m'a empêché d'apprécier le scénario de Filippi et je n'ai pu dépasser cet handicap visuel qu'à la deuxième lecture. Ce tome 3 qui marque une transition graphique radicale me frustre de l'ambiance propre aux traits marqués impulsés par Tello sur les deux premiers volets que j'avais réellement adorés. L'esprit fantastique, les couleurs chaudes, les détails foisonnants, tout cela a cédé la place à des traits réalistes, des planches aux tons unis et aux tonalités froides où visiblement Ruiz Velasco n'a pas su s'approprier l'historique de la série.
Il ne faut certes pas rejeter ce tome en bloc pour autant. Le scénario est toujours là mais pour que la série retrouve son souffle, il faudra que Velasco se fonde dans l'univers pléthorique qu'avaient commencé à ébaucher Filippi et Tello.
Isa
30 Novembre 2005
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D. Filippi
F. Ruiz Velasco
Editeur : Humanoïdes Associés Novembre 2005 - 48 Pages
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