Le Cycle du Nautile T. 1
Traque à Sydney
Quête des racines
Philbert est tatoueur à Sydney. Un jour, arrive à son atelier Mosquito, un jeune aborigène qui veut absolument se faire tatouer le nom de sa bien aimée. Quelle n’est pas la surprise de Philbert quand il découvre sur l’épaule du garçon un précédent tatouage en forme de nautile : ce coquillage ressemble en tout point à celui qui se trouve dessiné dans un carnet qu’a laissé sa mère dans son couffin, quand elle l’a abandonné, tout bébé.
Mosquito emmène donc Philbert chez son grand-père pour que ce dernier leur explique d’où vient ce tatouage et leur dise ce qu’il sait sur ce dessin. Car, d’après le carnet, ce nautile est la réplique d’une gravure faite sur la falaise d’une île où est enfoui un inestimable trésor. Pour Philbert, l’important n’est pas la valeur dudit trésor (une armure aux vertus magiques) mais son lien probable avec une ascendance familiale dont il ignore tout. Mais les trésors attirent également des gens moins bien intentionnés et prêts à tout pour parvenir à leurs fins !
Le scénario de ce Cycle du Nautile est souvent cousu de fil blanc. A Philbert qui se demande comment le chasseur de trésor a su qu’il possédait un carnet riche en informations, son amie journaliste répond : « c’est un homme puissant et bien informé. » On ne vous en dira pas plus ! Quant à la mystérieuse île, elle se trouve en fait à portée de jet-ski de Sydney… Et à travers l’armure, ce que cherche l’antiquaire, ce n’est rien moins que… la vie éternelle ! Mais on pardonne aisément ces petites facilités car l’histoire est efficacement menée, les personnages attachants, le rôle “fantastique” du grand-père bien amené. Et car le public pré-adolescent auquel est destiné cet album (prépublié dans le magazine J’aime la BD) ne devrait pas se choquer pour si peu.
Et puis surtout, le dessin d’Olivier Balez est assez époustouflant. Une économie de moyens, de traits, de décors, pour une redoutable efficacité. Au début, on pense que cela risque d’être trop peu. Puis finalement, à la lecture, on est bluffé par une telle maîtrise graphique. Je ne sais si Le Cycle du nautile fera une longue carrière. Mais son dessinateur, on peut parier sur lui sans trop de risques !
Vincent
09 Mars 2005
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F. Décamp
O. Balez
D. Gloannec
Editeur : Bayard Jeunesse Mars 2005 - 46 Pages
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