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Le Scorpion T. 1
La Marque du Diable
Fanfan sans tulipe !
Le Scorpion est un personnage haut en couleurs : il serait né des amours d'une sorcière et d'un homme d'église, une marque en forme de scorpion sur son épaule atteste de cette filiation diabolique. C'est un chasseur de reliques hors du commun, revendant ses trouvailles à la noblesse toujours en quête de quelques bondieuseries. Les femmes se battent pour lui, et il accorde ses faveurs à qui lui plait. Mais l'église commence à voir d'un mauvais oeil les prouesses de notre héros. Plus encore, l'existence même du Scorpion est une insulte à son pouvoir séculaire. Le CardinalTribaldi, autrement appelé l'Aigle Cardinal, a décidé de la fin de cette incarnation du Diable. Suivant le vieil adage "combattre le mal par le mal", il a engagé pour cela une sorcière égyptienne.
Alors que la sorcière use de ses filtres pour arriver à ses fins, Tribaldi conspire avec les 9 familles pour renverser le Pape jugé trop tolérant.
C'est une superbe BD que nous offrent Desberg et Marini. Le scénario puise son inspiration dans les meilleurs romans de capes et d'épées, rajoutant une dimension magique avec l'intervention d'éléments surnaturels. Fait rarissime pour une série, les auteurs n'hésitent pas à tuer leur héros à la fin de l'album. Il renaîtra d'une façon ou d'une autre, cela ne fait aucun doute. Cependant, un élément me paraît surprenant : si le Scorpion est le Diable, nous assistons ici au combat du mal contre le mal car Tribaldi est réellement un être ignoble. Cette ligne de scénario ne devrait pas cesser de nous surprendre.
Un regret cependant qui fait le pendant à toutes ces louanges : le dessin de Marini est trop semblable à ce qu'il a déjà fait. Le Scorpion ressemble étrangement au Rapace, et la sorcière doit probablement être l'ancètre de Sissiah, personnage de la série Gipsy. La diversité graphique est certainement la grande difficulté de l'art de la BD. Et j'ai probablement tort de relever ceci comme un défaut, le dessin de Marini est trop parfait, trop somptueux pour être réellement criticable. Alors Monsieur Marini, je souhaite que les albums suivants fassent du Scorpion un personnage tellement hors du commun qu'il en efface tous les autres...
Isa
08 Novembre 2000
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S. Desberg
E. Marini
E. Marini
Editeur : Dargaud Octobre 2000 - 48 Pages
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 © 2000 S. Desberg, E. Marini - Dargaud
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25 Avril 2007 Un premier tome magnifique. Mélange de cape et d'épée, d'humour, de sentiments, de complot... tout cela magistralement dessinné par Marini. Cet album est donc en tout point fort intérressant. Pourquoi le Scorpion est-il pourchassé par le cardinal Trabaldi et ses terribles sbires ? Le Scorpion va tout faire afin de découvrir le terrible secret qui menace la papauté. armand54
12 Janvier 2006
Raleur
10 Janvier 2006 Pour des raisons commerciales cette série est éditée dans un format «standard» plus populaire et il faut bien constater qu’avec un Marini («Rapaces», «L'Etoile du désert») au dessin c’est un choix bien regrettable.
On peut en effet admirer un dessin magistral de Marini, pourvu de couleurs chaudes qui nous plongent dans cette Italie ensoleillée et endiablée. On se retrouve dans une Rome au dix-huitième siècle sur un fond de fantastique pour une aventure de cape et d’épées.
Les personnages sont très caricaturaux (avec un Cardinal Tribaldi qui fait fortement penser au Cardinal Richelieu), mais les dialogues pourvus d’humour et de sarcasme aident à faire passer ce léger détail. Sans se dérouler dans un contexte historique détaillé, cette histoire basée sur la conspiration de 9 familles qui dominent le monde, tient plus du récit d’aventures mouvementé. yvan
12 Novembre 2004 « Le loup, le scorpion distinguent-ils le Bien du Mal ? » Dès la première page, la question est posée. Le bel escrimeur a la barbiche noire et à la chevelure retenue par un catogan a bien trop de charme pour n’être que la créature du Diable qu’il prétend être. Sa mère est morte sur le bûcher comme sorcière ,et son fils porte sur l’épaule la marque de l’infamie : un scorpion ! Bien qu’il gagne sa vie en pillant les tombes et en revendant des reliques et autres trouvailles au grand monde , on sent que ce personnage est plus raffiné qu’il n’y paraît et surtout qu’il est épris de justice. Le dessin et les couleurs nous laissent entrevoir un univers plein de vie et de secrets :le lecteur est littéralement embarqué dans un film de cape et d’épée se déroulant à Rome . Dès ce premier album apparaissent les deux principaux ennemis du Scorpion, la mystérieuse empoisonneuse égyptienne et le cardinal Trebaldi, imbu de pouvoir , qui n’est pas sans nous rappeler un autre célèbre cardinal français! Les deux auteurs ont dû lire assidûment Dumas lorsqu’ils étaient petits ! davidson
19 Mai 2004 ENORME
damien
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