Paradise Kiss T. 4
Pour l’amour de la couture…
Un jour, par hasard, Yukari dite Caroline avait rencontré une bande de lycéens inscrits dans un lycée professionnel spécialisé dans la Haute Couture, Yaz’Art. Ceux-ci lui proposèrent de devenir leur mannequin pour le défilé de l’école. Avec pour objectif de remporter le prestigieux Premier Prix. Après avoir longuement hésité, Caroline accepte de se prêter au jeu. Pour la jeune fille, jusqu’ici si particulièrement classique et sage, les choses basculent rapidement : elle se désintéresse de ses futurs examens scolaires, tombe amoureuse de Georges, le leader et styliste du groupe et part même emménager chez lui. Mais leur relation est orageuse et questionne en permanence Caroline sur son caractère, ses choix de vie : continuera-t-elle ses études comme l’exige sa mère ou les abandonnera-t-elle au profit de la carrière de mannequin qui semble se présenter à elle ?
Résumer l’histoire de Paradise Kiss suppose inévitablement de procéder à des raccourcis, des impasses. Car les personnages secondaires sont innombrables, incluent les parents, frères, sœurs et professeurs des principaux protagonistes. Chacun joue un rôle actif dans la trame principale et suit sa propre évolution, affronte des problèmes qui lui sont propres. La galerie de portraits est particulièrement riche, c’est même un des charmes de cette série qui n’en manque pas.
Avec son sujet, très “mode”, on pouvait craindre d’avoir affaire à des personnages simplistes, un propos très porté sur la beauté du corps, le tape-à-l’œil. Il n’en heureusement rien. La mode est une passion qui ronge effectivement certains des personnages mais comme n’importe quelle autre passion. Et les questions que se pose Caroline ont principalement trait, de façon assez classique, à ses aspirations pour le futur, son indépendance d’esprit, son attitude vis à vis de ses sentiments… Des préoccupations qui peuvent intéresser (“interpeller”) chacun d’entre nous.
A voir l’attitude et le statut de Caroline dans le tout premier tome de la série, à la fois fan et égérie des jeunes créateurs de mode, je lui avais trouvé une ressemblance – presque coupable – avec une des deux Nana du manga du même nom. Avant de m’apercevoir, un peu penaud, que les deux séries étaient du même auteur ! Pas étonnant du coup de retrouver des qualités assez similaires aux deux œuvres !
Vincent
27 Avril 2005
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A. Yazawa
A. Yazawa
N&B
Editeur : Kana Collection : Shojo Kana Avril 2005 - 180 Pages
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