Adalbert doit savoir sans attendre qui de son cousin ou de lui, est le préféré de la princesse Hildegonde. En effet, celui des deux qui épousera – dans quelques années – la riche héritière, sera infiniment plus riche que l’autre.
Pour équilibrer le budget du Royaume, Mademoiselle Le Premier Ministre suggère à Adalbert de renoncer à acheter sa nouvelle X-Play. Le souverain préfère négocier le prix du pétrole avec l’OPEP plutôt que de renoncer à sa console. Quitte à se passer de pétrole quelques temps si la négociation tourne mal.
Un malfrat manœuvre habilement pour apparaître comme le sauveur du Roi et faire ainsi tomber sous son emprise Mademoiselle Le Premier Ministre. Au point que celle-ci accepte de l’épouser et lui fait adopter des résolutions plus draconiennes vis à vis d’Adalbert…
Avec un sujet aussi étroit, l’enfant roi, on pouvait craindre un rapide essoufflement de la série. Mais c’était mal connaître l’inépuisable imagination de Lewis Trondheim. Dans cet album, en particulier, le second épisode, De Bougies et d’eau fraîche vaut le détour. Il propose différents niveaux de lecture amusants pour chacune des tranches d’âge. Et sa morale finale est aussi réjouissante que désespérante.
La mise en page sans cases délimitées, à fond coloré, le dessin très cartoon de Fabrice Parme, les couleurs vives de Véronique Dreher, tout dans cette série fonctionne à l’unisson, de façon parfaitement cohérente. Un univers qu’il ne devrait pas être trop difficile d’adapter en dessin animé… Vérification, prochainement sur France 3 !