Wolverine T. 1
La mort aux trousses
La Bête et la Bête
Il y a dix, à Hong-Kong, Logan (Wolverine des X-Men), a rencontré Mc
Leish, un tueur fou et implacable. Le meilleur. Après quelques soirées
de biture passées ensemble, Mc Leish tue le père de la compagne de
Logan. Ce dernier, comme à son accoutumée, a une réaction on ne peut plus
radicale : il brise la colonne vertébrale du tueur avant de le brûler
vif.
Aujourd'hui, USA. Les événements se bousculent dans la vie de Logan :
on le traque, on cherche à le tuer, à le rendre fou. Qui ? Mc Leish,
bien sûr, censé être mort, le seul homme capable de tuer Wolverine.
S'ensuit une course-poursuite effrénée et meurtrière, dont personne ne
sortira indemne...
Dans cette mini-série, Warren Ellis emploie un procédé narratif qu'il
réutilisera dans Ministère de l'Espace notamment, à savoir
l'alternance entre flash-backs explicatifs et événements présents. Ici, son but est de donner de la profondeur aux personnages plus que d'intensifier
l'intrigue. Son histoire est peut-être moins profonde et forte que celles
de Planetary ou Ministry of Space, mais le scénariste nous fait suivre
la traque de deux personnages torturés, physiquement et
psychologiquement, Logan étant parfois plus qu'à la limite de perdre le contrôle de son côté bestial, face à un adversaire dangereux, déterminé et fou
furieux. Les personnages sont plus proches de nous que dans la plupart des
comics de super-héros : Mc Leish, excepté son don d'assassin, n'a aucun
pouvoir spécial et Logan voit son pouvoir auto-guérisseur et son
squelette en adamantium très endommagés. Tout cela conjugué, on se laisse
prendre au jeu et on en vient à s'immiscer dans leur traque.
Les dessins de Leinil Francis Yu peuvent paraître bons mais assez
académiques au premier abord, mais à la lecture, on lui découvre un charme
et une touche d'originalité bien à lui et un sens du cadrage habile.
Ses personnages, loins d'être lisses, sentent le vécu. A cela s'ajoute
une mise en couleurs elle aussi très agréable, oscillant entre modernité
et hommages aux classiques avec des scènes aux tons monochromes, qui
peuvent rappeler certains passages de Watchmen (Moore & Gibbons). A noter
à ce propos la présence d'autres clins-d'oeil à Alan Moore, comme une
inscription V for Vendetta sur des vêtements et autres scènes-hommages.
En somme, une bonne histoire assez cinglée, bien développée par le
sens de la construction et de l'ellipse de Warren Ellis et soutenue par
les dessins nerveux de Yu.
Une chronique signée Landry
Invité
06 Juillet 2005
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W. Ellis
L. Yu
J. Wright
Editeur : MARVEL France Collection : 100% Marvel Septembre 1999 - 96 Pages
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