Metropolis
Enfance de l'art (L')
A Métropolis, les scientifiques du monde entier se sont rassemblés afin de confronter leurs points de vue sur ces mystérieuses taches brunes qui ornent désormais le soleil, provoquant une augmentation des rayonnements et un réchauffement de l’atmosphère ! Les êtres humains finiront-ils comme les dinosaures ?
Au même moment, dans son laboratoire, le professeur Lawton a enfin réussi à créer artificiellement la vie. Sans doute grâce aux rayonnements des fameuses taches brunes ? Sous la menace du maléfique Duc Rouge, le professeur se retrouve contraint d’engendrer un homme artificiel doté de pouvoirs extraordinaires. Ainsi naît Mitchii, un robot qui ignore sa condition d’androïde. Pour éviter qu’il ne tombe entre les mains du Duc Rouge, le professeur Lawton met l’incendie à son laboratoire et fait croire au malfrat que Mitchii a disparu dans le sinistre.
Il semble bien que tout éditeur français de mangas qui se respecte se doive d’avoir dans son catalogue quelques titres de Tézuka. De Tonkham à Soleil en passant par Delcourt et même Casterman (biographie du maître), chacun a choisi de mettre en valeur un type d’œuvre du prolifique maître de la BD japonaise. Rares sont ceux qui, comme Pika ou Kana résistent encore…
Les éditions Taifu (anciennement Punch Comics) ont, semble-t-il, décidé de s’intéresser aux œuvres de jeunesse du Dieu du manga. Métropolis est en effet un de ses tous premiers succès, paru en 1949. Ce n’est pas une de ses œuvres les plus abouties. Mais sa lecture n’en demeure pas moins des plus intéressantes. En effet, elle permet de comprendre comment s’est construit le style de Tézuka.
On perçoit clairement dans Métropolis (dont le scénario ne présente aucune similitude avec le film éponyme) tout ce que Tézuka doit aux dessins animés et comics américains de l’époque : l’influence de personnages tels que Betty Boop, Félix le chat et surtout Mickey – qui pointe même le bout de son museau durant quelques cases – est patente. Que des personnages à grands yeux, non bridés… Le récit possède en outre une énergie et une loufoquerie qui font penser, eux, à Tex Avery.
En lisant ces pages, on pense également aux premiers livres de Tintin. Hergé et Tezuka semblent ainsi unis dans un même bonheur enfantin à faire bouger leurs personnages, à user de toutes les possibilités du médium bande dessinée.
Un livre incontournable non par ses qualités propres mais par sa place dans l’œuvre de Tézuka et dans l’histoire du manga.
Vincent
14 Septembre 2005
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O. Tezuka
O. Tezuka
N&B
Editeur : Taifu-comics Collection : Taifu Classic Juillet 2005 - 158 Pages
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