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Les Mauvaises gens
Une Histoire de militants
Portrait de famille
Après son exceptionnel «Rural», Etienne Davodeau nous propose un nouveau reportage en BD. Ce dernier est basé sur les souvenirs de ses parents qui ont été syndicalistes, dans la région, réputée conservatrice, du Maine-et-Loire : un antagonisme étonnant qui a conditionné l’artiste engagé et exigeant qu’est devenu cet auteur récompensé récemment par le prix de libraires spécialisés, pour son excellent «Chute de vélo».
Dans cet épais ouvrage de 180 pages en noir et blanc, c’est toute l’histoire des mouvements ouvriers de cette contrée, où l’autorité de l’Eglise et des patrons fait loi, qui nous est racontée.
Dans ce vibrant hommage, tous les témoignages sont émouvants : qu’il s’agisse de celui de sa mère entrée à l’usine à l’âge de 14 ans et qui a su profiter des activités proposées par les Jeunesses Ouvrières Catholiques, de celui de son père qui va passer, sans ambages, du statut ouvrier à celui de professeur de lycée, ou encore celui de ce discret, mais dynamique, aumônier de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne, qui avait assimilé les accélérations de l’époque (les années soixante) : un prêtre qu’Etienne Davodeau a retrouvé 40 ans plus tard.
Le ton et la narration employés par ce dessinateur sensible, qui se met ici en scène, ne sont jamais lénifiants ni pénibles à lire. Au contraire, les différents flash-back et mises en abîme donnent un rythme enlevé à son documentaire, lequel en devient alors passionnant, à l’instar de ce qu’a pu faire un Michael Moore au cinéma !
Gilles
07 Septembre 2005
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E. Davodeau
E. Davodeau
N&B
Editeur : Delcourt Collection : Encrages Aout 2005 - 48 Pages
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 © 2005 E. Davodeau, N&B - Delcourt
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23 Octobre 2008 Marie Jo et Maurice entre dans le monde du militantisme dans la France de l’après guerre. Après une enfance dans une région vendéenne « très » portée sur la religion chacun découvre le monde du travail puis celui du syndicat. La JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) le fera embrasser le militantisme comme ce fut le cas pour des milliers d’ouvriers.
Davodeau m’a une nouvelle séduit en parlant cette fois de ces parents. En effet, l’auteur dévoile au lecteur la découverte du militantisme par des milliers de personnes à travers les yeux de ses parents. Davodeau rapporte parfaitement la France des militants de l’après guerre : dépeindre la découverte du militantisme à travers deux personnes ayant vécu cette période m’a séduit. Cet opus est captivant puisque l’auteur dépeint un mouvement et non pas seulement l’histoire de deux personnes et c’est cela qui rend ce one shot intéressant. Par ailleurs, on comprend que le mouvement a touché tous les ouvriers grâce au parcours et à la vie de Marie Jo et Maurice qui sont radicalement différents et qui pourtant les ont tout deux conduit à la JOC et au militantisme. Un livre à remettre entre toute les mains et qui par son dynamisme, ses protagonistes et surtout son histoire captera le lecteur. Les dessins de l’auteur donnent toute la force de l’histoire. Que ce soit la vie de Marie Jo dans sa fabrique de chaussure ou les premiers pas de Maurice dans le militantisme, chaque illustration dévoile une part de la vie et des émotions des deux principaux protagonistes.
Une histoire qui tient sa force par la réalité des faits et le caractère des protagonistes.
bourle
27 Aout 2008
Al
21 Juillet 2007
pinder
16 Janvier 2007
PascalB
15 Janvier 2007 tres tres chiant qu'on soit de droite ou de gauche aqua
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