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Le Roi cassé

Les caprices du destin d'un poilu

A quelques heures de l’armistice de 14-18, Simon Virjusse va être le dernier poilu victime de la guerre des tranchées, malgré tous ses efforts pour rester vivant.
Juste après son décès, il revient malgré tout à lui et se retrouve face à la mort, laquelle est contrariée par cette invraisemblable tuerie et lui propose un étrange marché : remonter le temps, neuf mois en arrière, et faire comme si le conflit se continuait sans pertes humaines… Jusqu’au 11 novembre : fin officielle de cette Première Guerre mondiale !

Une fois de plus, la raison et l’absurde, ainsi que l’humour et la tragédie, s’affrontent dans ce très dense récit de 94 pages où la narration de l’auteur fait encore mouche. Alors que son graphisme évolue de plus en plus vers un style «nouvelle BD» (à la Blain, Sfar et autres Guibert), il est clair que ses scénarios, qui mettent en scène les tréfonds de l’âme humaine, sont de plus en plus carrés et efficaces ; même si le propos, lui, reste complètement surréaliste, dans la lignée de ce que pouvaient faire des gens comme Jean-Claude Forest ou Francis Masse.
Après un déroutant diptyque («La femme floue»), Nicolas Dumontheuil renoue ici avec l’onirisme maîtrisé (et légèrement cynique) qui avait fait son succès sur le célèbre «Qui a tué l’idiot».

Gilles
21 Septembre 2005

Agrandir la couverture de Le Roi cassé

Scénariste N. Dumontheuil
Déssinateur N. Dumontheuil
Editeur : Casterman
Aout 2005 - 96 Pages


A commander


De Dumontheuil N. :

  • Le Singe et la sirène
  • La Femme floue T.1
  • Big Foot T.1
  • Big Foot T.2
  • Big Foot T.3


  • Festival/OpaleBD
  • N. Dumontheuil
  • La planche
    © 2005 N. Dumontheuil - Casterman

     

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    3 avis :

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    10 Fevrier 2006



    laurent

    13 Décembre 2005


    bel et original one shot ou comment un seul mort peut éviter des milliers d'autres... acceptant d'être le denier mort de la Grande Guerre, Simon Virjusse y met fin en accord total avec la mort elle même et les uatorités de belligérents...c'est cocasse, absurde, de voir ce pauvre garçon accèder à une célébrité qui se doit d'être éphémère. terrible soont les réctions de tout son entourage, terrible est la spirale absurde qui entraine de brave garçon.
    c'est une très bonne Bd pleine de poésie, qui dénonce l'absurdité de ce conflit, pose des pistes de reflexion sur nos dirigeants, voit en la mort une philosophe ... c'est aussi terriblement pessimiste mais dans la drôlerie... et Montheil signe encore un bon, un très bon album.
    Diane

    13 Décembre 2005


    Etant donné que «Qui a tué l’idiot» figure toujours sur la liste de mes BDs à lire absolument, cet album est la première œuvre de Nicolas Dumontheuil que j’ai lu.

    A la lecture des premières planches c’est surtout l’absurdité et l’originalité du scénario qui m’a attiré. On se retrouve en compagnie de Simon Virjusse, dernier mort de la Première Guerre Mondiale avant l’armistice du 11 novembre. Seulement, la Mort en personne est écœurée par le carnage de cette guerre et décide de remonter le temps de 9 mois, tout en présentant un Simon Virjusse (ignorant tout de son futur) comme le dernier mort de cette guerre. La mort signe un pacte avec les autorités afin d’éviter tout meurtre jusqu’à l’armistice, propulsant Simon en véritable héros national et symbole de l’armistice qui arrivera dans 9 mois.

    Un scénario complètement déjanté, une narration excellente et surtout un personnage de la Mort qui m’a totalement séduit. Cela m’a donc navré de voir ce personnage cocasse disparaître après quelques planches et abandonner Simon face à la société. C’est à ce moment que Dumontheuil prend plaisir à mettre en évidence la stupidité de la guerre, de ses dirigeants, l’absurdité de la société face à ses idoles et les péripéties de ce héros malgré lui.

    C’est avec brio que Dumontheuil met à nu ces héros qui naissent malgré eux, qui ne parviennent pas à vivre avec leur nouveau statut qui s’avère souvent éphémère. Malgré un scénario absurde à la base Dumontheuil parvient donc à mettre à jour un phénomène de héros soudains, qui est de plus en plus fréquent de nos jours depuis le boum de la télé réalité.

    Personnellement j’ai fort apprécié les passages qui incluent le personnage de la mort, le dialogue avec Jésus et les scènes au Paradis. Le reste, même si c’est très bien narré et abordé, m’a moins accroché pour une raison que j’ignore.

    J’ai trouvé le dessin très agréable et je trouve qu’il sied parfaitement à ce récit très copieux (plus de 90 pages) et original.
    yvan

     

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