C'était le bonheur
À la recherche de paradis perdus - en Mélancolierama
Une jeune femme danse et un homme la rejoint dans son mouvement. Un papa promène son enfant dans un parc au milieu de mamans poussant des poussettes. Un père et son fils sont vus à différentes périodes de leur vie. Un enfant est témoin des disputes de ses parents… Individus seuls, couples, familles… paix, conflits, indifférences… unions, désunions… sont ainsi mis en scène au fil de ces pages.
Blutch livre ici un recueil de dessins indépendants qui, mis bout à bout, élaborent une chronique des joies, peines et incompréhensions issues de la vie de famille. Dans le ton comme dans la forme graphique, nous sommes dans un univers proche de certains recueils de Sempé ou d’Edward Gorey, mais avec, en plus, toute la singularité et la force de la Blutch touch. Le trait nerveux, souvent très proche du croquis pris sur le vif, retient ou laisse exploser une certaine violence, exprimant ainsi justement et pleinement des sentiments feutrés ou paroxystiques. C’était le bonheur est alors, tour à tour, un livre tendre et cruel, doux et corrosif. Mais, presque à tous moments, il laisse s’échapper un parfum empli d’une fascinante mélancolie. Ce n’est donc pas le livre le plus reposant qui soit, mais c’est un livre qui fait du bien.
Boris
05 Octobre 2005
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Blutch
Blutch
Blutch
Editeur : Futuropolis Septembre 2005 - 192 Pages
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