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Largo Winch T. 14
La Loi du Dollar
Contrat rempli à 50%
Les temps sont durs pour Largo ! Speed One, une société détenue majoritairement par le groupe W a délocalisé 4 sites de production. Outre les innombrables licenciements, l’un des directeurs de site s’est suicidé en direct à la télévision. Largo se retrouve donc sur le banc des accusés par l’opinion publique et par Nigel KNOX, un avocat vénal, mais officiellement reconnu comme le spécialiste des affaires d’injustices sociales face aux dérives du capitalisme.
Hélas pour Largo, la liste des soucis ne s’arrête pas là. Accusé du meurtre d’une des comptables de cette filiale, il doit enquêter caché pour faire éclater la vérité les comptes de Speed One pourraient avoir été falsifiés. Difficulté supplémentaire, Largo se retrouve plus seul que jamais. Ovronnaz et Kaplan, atterrés par le suicide télévisé en ont assez de ses manières de grand patron. Heureusement, Largo peut compter sur ses fidèles seconds du groupe W et sur sa nouvelle employée à tout faire, la jolie Silky, pour renverser la donne.
Du bon et du moins bon dans ce tome 14 de la série Largo Winch. De beaucoup de points de vue, on ne peut reprocher aux auteurs de se reposer sur leurs lauriers en faisant simplement tourner la machine Winch. Le dessinateur, Francq, est objctivement en forme : cet album est digne des réussites graphiques de la série comme « O.P.A » ou « L’heure du Tigre ». Les couleurs sont également agréables et de nombreux décors ont été consciencieusement développés.
Reste l’histoire… Van Hamme nous propose une intrigue inédite. Loin des préoccupations du sommet de son groupe, Winch doit se frotter à la base. C’est dans une petite filiale dont le groupe ne devrait pas se soucier que le drame prend place. Qui dit petite filiale dit « petits responsables » et « petits employés ». Les rapports hiérarchiques (et les dialogues) ne sont donc pas les mêmes qu’avec les pontes du groupe et ça change... De même, les personnages sont plus difficiles à cerner. Le machiavélisme de certains est plus délicat à identifier : il ne s’agit plus de grandes stars de la finance aux capacités cérébrales théoriquement illimitées. Quel est donc le personnage qui tire les ficelles pour traîner Largo dans la boue ? N’y en a-t-il d’ailleurs qu’un ? Cet aspect du scénario est habilement maîtrisé.
Là où ça coince, c’est dans les rapports entre les personnages principaux de la série. Van Hamme semble s’épuiser à essayer d’en tirer quelque chose. Les rapports entre Largo et les femmes, entre Largo et ses employés et entre Largo et ses amis en sont réduits à de la bouillie remâchée des premiers albums. C’est dommage car c’est le charisme de Largo, tout autant que son habileté en finance qui ont fait vivre cette série. L’un ne peut marcher sans l’autre.
Francis
09 Novembre 2005
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J. Van Hamme
Francq
Francq, M. Alluard
Editeur : Dupuis Collection : Repérages Novembre 2005 - 48 Pages
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 © 2005 Francq, M. Alluard, J. Van Hamme - Dupuis
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07 Novembre 2008
Tyler87
28 Mars 2006 Tout est bien qui finit bien ! Cette aventure de Largo contre les patrons qui abusent leurs propres employés se terminent bien ; on sent même qu'une page est tournée , comme le dit Kaplan qui lui aussi s'est rangé , en tombant sous le charme de la belle June : " ce n'est pas moi qui te quitte, Largo, c'est ta jeunesse !" Nouveau départ pour Largo qui s'associe avec une jolie asiatique qui roule en Buell, sait piloter et se trouve toujours au bon endroit au bon moment! On imagine aisément qu'elle aura un rôle à jouer dans le prochain épisode "les trois yeux des gardiens du Tao ", puisque Largo devrait retrouver les triades à qui il doit une vie . Vous pourrez lire dans le Freeway du mois d'avril une interview de Philippe Frank qui parle de son héros et leur passion commune pour la marque de bicylindre en V américaine ! " Largo Winch est devenu un véritable héros pour les Golden Boys. ils n'ont rien compris, les valeurs de Largo sont à l'opposé des leurs. Je ne le dessinerai jamais au volant d'une Ferrari par exemple ! En revanche, la mythologie Harley correspond bien à la philosophie, au côté rebelle de Largo." davidson
13 Janvier 2006
Enzo44
27 Décembre 2005 un largo qui se laisse lire mais il faut reconnaître que le savant mélange d'action, de personnages attachants et de beaux dessins n'est plus ici réellement présent. La première partie du tome réussit à tenir en haleine et s'avère plutôt intéressante mais le dénouement final est malheureusement bâclé. Bon pour la détente, mais ce n'est pas de la grande BD.
nico
23 Décembre 2005
sakharine
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