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Ibicus T. 2
De vrais airs de faussaires
1917, en Russie. Siméon Nevzorof, comptable, est en état de grâce depuis qu'une gitane lui a prédit qu'il deviendrait riche et célèbre. Il se fait désormais passer pour ce qu'il n'est pas : un aristocrate. Il goûte ainsi à la vie avec hédonisme et relâchement, slalomant entre les difficultés qui lui tombent sur le coin de la figure avec la révolution russe grâce à ses talents de faussaire et à son instinct de survie fortement développé.
Rabaté a commencé dans la BD avec de petites histoires intimistes plus campagnardes qu'urbaines, dans lesquelles s'exprime un sens de l'observation et de la reconstitution d'atmosphères, un regard aiguisé et une certaine noirceur parfois teintée d'humour noir, tandis que le dessin, le plus souvent en noir et blanc, joue sur les contrastes. Avec cette adaptation du roman d'Alexis Tolstoï, Rabaté conserve certains de ses ingrédients de prédilection, mais il a transformé son sens de la narration en modifiant son découpage et son style de dessin : il mettait déjà peu de cases par page, il en met encore moins, privilégiant la respiration qui permet de jouer sur l'ampleur des mouvements des personnages. Quant à son noir et blanc, il joue davantage sur le flou : les contours ne sont pas toujours tranchés, mais les contenus dégoulinent d'un lavis qui donne corps et chair aux personnages, les rendant ainsi vivant tout en conférant une touche fantastique, voire onirique, au récit.
C'est donc avec Ibicus que Rabaté trouve davantage un style qui lui est propre et l'on est bien content - comme l'an dernier pour le quatrième tome de Monsieur Jean de Dupuy et Berberian - que ce soit ce genre de BD qui emporte une récompense telle que l'Alph'Art du meilleur album.
Vincent
27 Décembre 2000
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P. Rabaté
P. Rabaté
N&B
Editeur : Vents d'Ouest Septembre 1999 - 136 Pages
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 © 1999 P. Rabaté, N&B - Vents d'Ouest
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07 Novembre 2005 On avait quitté un Siméon Nevzorof riche mais prêt à fuir vers le sud à la fin du premier tome. Un Siméon maître de sa destinée avec une perception originale et optimiste de la révolution russe.
Par contre, dans ce deuxième tome on va retrouver un Siméon légèrement victime de son destin, un Siméon à l’agonie qui devra même voler les vêtements d’un mort pour se vêtir. Et si c’est son destin (inculqué par une voyante tzigane) qui le guidait dans le premier tome on pourrait dire qu’ici c’est plutôt son instinct de survie qui va le guider, même s’il est toujours convaincu qu’une destinée pleine de richesses l’attend.
Le dessin est toujours aussi magistral. Un dessin noir et blanc qui nous plonge dans une ambiance malsaine et de misère. Des personnages étirés et des perspectives bizarres qui accentuent cette envie de fuir cette ambiance de misère et la fuite de Siméon. Du grand art.
C’est avec plaisir qu’on va suivre les hauts et les bas de notre pseudo comte Siméon Nevzorof, fuyant les bolcheviks. Et au plus haut il grimpe, au plus bas il tombe, mais comme le dit un sage proverbe : le plus important n’est pas la profondeur à laquelle on tombe, mais la hauteur à laquelle on rebondit. Et, tel le Phénix, Siméon renaît à chaque fois de ses cendres, prêt à accomplir la destinée de celui qui est né sous le signe de l’IBICUS. yvan
11 Mars 2003 bravo pour les dessins, le scénar, l'ambiance russo-décadente. Pour les amateurs de Dostoievski. annette
10 Mars 2003 J'ai eu l'occasion de lire certaine de pascal et elles m'on plues . Les dessin sont réalistent et c'est sa que j'aime bien moi je dessine des personnages plutot humouristiques mais pas réalistes et ma technique pour faire les mains et les pieds n'est pas très élaboré lui tout est comme une foto il n'y a prèsque pas de défot . Dorian |
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